Hommage à la nature

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  1. Photo 1 : Oeufs Frissons de Fabergé collection hiver 2011
  2. Photo 2 : Nouvelle boutique de Londres dans le quartier de Mayfair
  3. Photo 3 : Mosaic Imperial Easter Eggs de l'exposition Royal Fabergé au Palais de Buckingham

Noël sous le signe de Fabergé

Fabergé, la mythique maison de joaillerie, bien connue pour ses célèbres œufs, mais aussi aujourd’hui pour sa haute joaillerie, revient en force avec l’ouverture d’une boutique à Londres, doublée d’une implantation à Harrod’s. Partons à la découverte de cette nouvelle boutique prestigieuse et revenons sur une exposition « Royal Fabergé » de cet été que notre correspondante Jessica Volz a couvert en exclusivité pour le nouveau guide-joailliers.com.
 
 
Aujourd’hui pour la première fois, Fabergé revient dans le prestigieux quartier des joailliers de Londres, au 14A Grafton Street à Mayfair.
Le dernier magasin de la marque, basé à Londres, avait fermé ses portes en 1915, fréquenté à l’époque par la royauté, la noblesse, les magnats et les connaisseurs. 
Pour la période des fêtes, la nouvelle boutique de Mayfair arbore une façade éphémère couleur lilas qui évoque le guilloché et l’émail qui ont fait la renommée de Fabergé. L’intérieur, chaleureux et moderne, est un savant mélange de style ancien et nouveau, à l’image de cette marque reprise par un groupe d’investissement anglais.
 
Fabergé est également ravi d’annoncer sa collaboration avec le célèbre magasin Harrods qui proposera la ligne d’œufs-pendentifs fine joaillerie ainsi que la collection de montres. Katharina Flohr, Directrice Générale et Directrice Artistique de Fabergé :« Nous sommes ravis d’ouvrir les portes de la première boutique à Londres depuis 1915. C’est un moment très important pour nous et pour Fabergé. Cette ville fait partie de l’héritage spirituel de la maison, tel un hommage au génie de Peter Carl Fabergé. »
 
Sarah Fabergé, arrière petite-fille du célèbre fondateur Peter Carl Fabergé et directrice des projets spéciaux de Fabergé, parle d’une prochaine « chasse à l’œuf », organisée pour Pâques 2012 :  «  Les œufs sont partie intégrante de Fabergé et il est presque impossible d’évoquer l’un sans l’autre. L’œuf est, dans plusieurs cultures, synonyme de vie et de renaissance. Il coulait donc de source pour nous de participer à cette chasse à l’œuf, baptisée « Fabergé Big Egg Hunt »,afin de lever des fonds pour Action For Children et Elephant Family ».
 
 
Les spectaculaires Œufs de Pâques créés par Peter Carl Fabergé pour la famille impériale russe entre 1885 et 1917 sont les œuvres d’art les plus célèbres de cet orfèvre-joailler. Une expositionau Palais de Buckingham« Royal Fabergé », organisé cet été, a permis de revenir sur cette fabuleuse histoire joaillière que Jessica Volz nous fait découvrir en deuxième partie.
 

Kyra Brenzinger
 
 
 
LA SPLENDEUR ROYALE DE FABERGÉ
 
 
 
Cet été, le Palais de Buckingham a dévoilé Royal Fabergé, une exposition temporaire qui présentait plus de 100 chefs-d’œuvre de Peter Carl Fabergé, l’illustre créateur russe des 19èmeet 20èmesiècles. La famille royale d’Angleterre, avec six générations successives de connaisseurs, a réuni la plus impressionnante collection de la marque russe. Du cahier de correspondance en émail guilloché appartenant à la Reine Victoria (1896) à l’étui à cigarettes du 40èmeanniversaire du Roi Edouard VII (1903), l’exposition Royal Fabergé a fait découvrir aux visiteurs, l’histoire de ces objets précieux.
 
Dans la pénombre, on pouvait découvrir trois œufs de Fabergé exceptionnels, achetés en 1933. 50 pièces ont été seulement réalisées, tant le travail était minutieux.
Notre coup de cœur va à l’œuf « Mosaic Imperial Easter Egg’s, sur lequel on découvre un arc-en-ciel de couleurs en mosaïque, composé d’une centaine de petits diamants, rubis, émeraudes, saphirs, topazes et perles. Tout aussi travaillé, l’œuf en forme d’une colonne, illustre une représentation allégorique de l’amour éternel entre le Tsar Nicolas II et la Tsarine Alexandra. Le troisième œuf, incrusté de diamants, fait apparaître un panier des fleurs qui illustre la dextérité de Fabergé.
Royal Fabergéconfirme la phrase qui dit que « ce qu’on aime est toujours beau » ! 
 
 
 
Jessica Volz
Correspondante à Londres
jessavolz@aol.com
 
 
DAZZLING DETAILS: THE EGG-CEPTIONAL BEAUTY OF ROYAL FABERGÉ, by Jessica Volz
 
 
            As a visit to any of the royal palaces reveals, The Queen’s collection of art and artefacts is in a class of its own. From massive Canalettos to mesmerizing miniatures, tourists soon discover that eye breaks are not part of the big picture.
This year, the Summer Opening of Buckingham Palace included Royal Fabergé, a special exhibition showcasing over 100 masterpieces by Peter Carl Fabergé, the illustrious Russian jeweller and goldsmith of the late 19th and early 20th centuries. The British Royal Family’s six successive generations of collectors have amassed the world’s finest survey of the firm’s exquisite designs and superior craftsmanship. From the glossy guilloché enamelling of Queen Victoria’s Notebook Case (1896) to the gold sunburst emblazoned on King Edward VII’s Fortieth Anniversary Cigarette Case (1903), Royal Fabergé offered visitors the opportunity to witness grand-scale history in small-scale objects.
In the exhibition’s low lighting, the Royal Collection’s three Imperial Easter Eggs, acquired in 1933, stole the show. Considering their infinitesimal details, it is understandable why the firm only afforded to create 50 in total. From afar, The Mosaic Imperial Easter Egg’s glittering glamour seemed comparatively modest. However, a closer inspection separated its rainbow of colours into hundreds of tiny cut diamonds, rubies, emeralds, sapphires, topaz and pearls. Equally elaborate was The Colonnade Egg’s allegorical representation of the enduring love between Tsar Nicholas II and Tsarina Alexandra. Nearby, The Basket of Flowers Egg, with its lifelike bouquet and diamond-studded enamel vase, showed Fabergé’s versatility in full bloom.
With so many gems on view, Royal Fabergé placed egg-ceptional beauty in the eyes of all beholders, dazzling palace-goers with the artistic egg-travagance of a golden age gone by.  
 
 
 

2011-11-29 18:04:15


Lorenza Paris
Patrice Fabre Joaillier
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