Contes et légendes dans la Haute Couture
Contes et légendes dans la Haute Couture
Contes et légendes dans la Haute Couture
Contes et légendes dans la Haute Couture
Contes et légendes dans la Haute Couture
Contes et légendes dans la Haute Couture
Contes et légendes dans la Haute Couture
Contes et légendes dans la Haute Couture
Contes et légendes dans la Haute Couture
Contes et légendes dans la Haute Couture

Lors des défilés parisiens de janvier dernier, un vent de magie soufflait dans l’air de la capitale. Peuplés de nymphes ou de Geishas d’un autre temps, les couturiers nous ont offert des spectacles grandioses dans des lieux tout aussi inédits.

Guo Pei dévoile sa collection « Legend »

La créatrice chinoise, invitée pour la seconde fois par la Chambre Syndicale de la Haute Couture, offre pour la saison Printemps-été 2017 une vision onirique des contes et légendes occidentales. C’est plus précisément grâce à sa venue en Suisse pour visiter les ateliers du brodeur Schlaepfer que Guo Pei est tombée sous le charme de la cathédrale de Saint Gallen. « Les légendes ont toujours été une grande source d’inspiration et la création des mythes ou la vie éternelle me fascinent », explique la créatrice.  Avec 21 créations, Guo Pei nous propose un défilé unique au sein de la Conciergerie de Paris mettant en scène des guerrières du Moyen Âge en corset de cuir, des nymphes sorties des étangs des forêts helvètes ou des saintes affublées de croix brodées. En guise d’ouverture, pour évoquer la Conciergerie, la créatrice a fait apparaître la silhouette fantomatique de Marie-Antoinette prisonnière dans ces lieux avec une robe luminescente. Et en guise de final, la top model de 86 ans, Carmen dell’Orefice évoluait avec deux petits pages dans une robe rouge pourpre telle une reine ayant découvert l’élixir de la vie éternelle !

Yumi Katsura offre une ballade dans un jardin japonais

Au cœur de la magique salle de bal de l’hôtel InterContinental de la rue Scribe à Paris, la créatrice japonaise Yumi Katsura nous dévoile les codes vestimentaires du Japon. « Kiru & Mono », plus connu sous le nom Kimono, signifie littéralement « chose que l’on porte sur soi ». La créatrice délivre une vision à la fois très traditionnelle du Kimono et très moderne en le découpant et créant des formes de rectangles plissés et cousus ensemble. En hommage au peintre Ito Jakuchu du 18ème siècle, célèbre pour ses interprétations animalières et florales, Yumi Katsura parsème ses robes d’hirondelles, de grues, de roses ou de fleurs de cerisiers, véritables tableaux vivants. La gamme de couleurs est une palette impressionniste, composée d’un verts d’eau, d’un bleu lavis, d’un rose nénuphar, d’un rouge baiser, d’un or liquide… Les turbans et les yeux cachés des mannequins derrière de larges lunettes noires sont un hommage iconique à la discrète créatrice de 85 ans, Yumi Katsura et à la touche orientaliste de Paul Poiret qu’elle admire.

Giambattista Valli s’illumine en Buccellati

Au sein du Musée des Archives Nationales de Paris, le couturier italien Giambattista Valli a choisi le joaillier Buccellati pour accessoiriser ses robes Haute Couture. Les somptueuses parures créaient un véritable écho avec les robes constellées de fleurs à l’ancienne comme sorties d’un ouvrage naturaliste. Les précieuses dentelles, ornées de kunzites, aigues-marines ou rubellites se marient à merveille avec la faille de soie,  le tulle, les jupes en plumes d’autruches ou les cols fraises volontairement surannés et décalées. Il est à noter que Giambattista Valli a élu Paris pour dévoiler régulièrement sa Haute Couture et nous offre pour ce Printemps-été un véritable bal joaillier !

Kyra Brenzinger