Le fabuleux destin des diamants de Tavernier
Le fabuleux destin des diamants de Tavernier
Le fabuleux destin des diamants de Tavernier
Le fabuleux destin des diamants de Tavernier

Cela ressemble à une fable et pourtant c’est une partie de notre histoire inconnue du grand public.

Une enquête passionnante dévoilée grâce à François Farges, professeur de minéralogie au Muséum national d’histoire naturelle, avec le concours de Patrick Dubuc, maître lapidaire, et L’École des Arts Joailliers de la maison Van Cleef & Arpels.

C’est l’histoire des diamants acquis par Louis XIV auprès du négociant et voyageur Jean-Baptiste Tavernier (1605-1689). Parmi les quelque mille diamants rapportés d’Inde par Tavernier et proposés au Roi Soleil en 1668, vingt se signalent par leur splendeur inouïe.
C’est aussi le destin fabuleux de Jean-Baptiste Tavernier qui a sillonné la planète en caravane avec plus de 250.000 kilomètres à son actif et décédé à l’âge de 84 ans, un véritable exploit au 17ème siècle. Pour sa quête des diamants, Jean-Baptiste Tavernier effectue son 6ème voyage entre 1666 à 1668 jusqu’aux célèbres mines de Golconde en Inde. Il ramène plusieurs diamants d’exception dont 20 choisis par le Roi Soleil.

Par la suite, ces diamants ont tous disparus sous la Révolution lors du vol du garde-meuble en 1792, sauf le diamant bleu retrouvé sous le nom du Hope au Smithsonian Museum après une enquête scientifique passionnante de François Farges qu’il explique dans son livre « Le diamant Bleu ».
Pour continuer ses recherches et présenter au public la reconstitution de ces 20 diamants de la couronne, François Farges a fait appel au lapidaire Patrick Dubuc, à L’École des Arts Joailliers et au Smithsonian Institution. « Un tel résultat n’aurait pas été possible sans une approche pluridisciplinaire, croisant recherches en archives, utilisation de sources iconographiques anciennes et recours aux technologies les plus récentes », explique François Farges.

La présentation de ces répliques en oxyde de zirconium constitue un événement à plus d’un titre. « Elle dévoile d’abord les tailles d’origine indo-mogholes du XVIIe siècle, éclipsées par les tailles européennes et oubliées depuis : elle met en valeur leur beauté, leur singularité et tout ce qui les distingue des facettages occidentaux. Elle permet ensuite de comprendre l’enchantement de Louis XIV face à la splendeur exceptionnelle de ces gemmes, qu’il eut entre les mains à la fin de l’année 1668. Elle illustre enfin les relations qui se tissent à l’époque entre l’Orient et l’Occident dans une Europe qui se passionne pour les cultures lointaines et étrangères ».
Pour l’occasion, deux coffrets ont été réalisés, l’un présenté au public sur rendez-vous à L’École des Arts Joailliers et l’autre au Muséum National d’Histoire Naturelle.
« Après avoir remonté l’histoire du diamant bleu, j’ai de nouvelles pistes notamment sur le diamant rose qui serait dans nos musées nationaux sans qu’on le soupçonne. Mais cela fera l’objet de nouvelles publications », explique malicieusement François Farges… Un suspens qui en dit long !
Conférences à découvrir sur le site de L’École des Arts Joailliers de la maison Van Cleef & Arpels : https://www.lecolevancleefarpels.com/fr

Kyra Brenzinger

Légendes :
Répliques en oxyde de zirconium des 20 diamants de Louis XIV présentant les tailles d’origine indo-mogholes du XVIIe siècle
Catalogue « Le Fabuleux destin des diamants de Tavernier » avec le concours de L’École des Arts Joailliers de la maison Van Cleef & Arpels et le Muséum national d’histoire naturelle.
Le célèbre diamant bleu qui est aussi connu sous le nom du Hope au Smithsonian Museum à Washington
François Farges, professeur de minéralogie au Muséum national d’histoire naturelle, en compagnie de Kyra Brenzinger, rédactrice en chef du guide-joailliers.com