La Galerie Elsa Vanier : 15 ans à défendre la création
La Galerie Elsa Vanier : 15 ans à défendre la création
La Galerie Elsa Vanier : 15 ans à défendre la création
La Galerie Elsa Vanier : 15 ans à défendre la création
La Galerie Elsa Vanier : 15 ans à défendre la création
La Galerie Elsa Vanier : 15 ans à défendre la création
La Galerie Elsa Vanier : 15 ans à défendre la création
La Galerie Elsa Vanier : 15 ans à défendre la création
La Galerie Elsa Vanier : 15 ans à défendre la création
La Galerie Elsa Vanier : 15 ans à défendre la création

Devenue une vraie référence dans le paysage de la création et des bijoux contemporains, Elsa Vanier nous raconte son parcours et ses coups de cœur.

Qu’est-ce que cela vous fait de célébrer les 15 ans de votre galerie ?

Elsa Vanier : Je suis plutôt fière d’avoir surmonté les tempêtes économiques et d’avoir contribué à ce que l’on parle davantage des talents des créateurs indépendants. 15 ans c’est un bel âge. Nous nous sentons comme un adolescent qui s’affirme et envisage l’avenir avec gourmandise ! Nous assumons et affinons nos choix avec une clientèle fidèle et un public de plus en plus nombreux.

 

Et vous avez déménagé récemment rue de l’Odéon. Avez-vous constaté une progression ?

Elsa Vanier : En effet, en septembre 2016, nous avons déménagé dans cette belle galerie rue de l’Odéon qui nous donne une meilleure visibilité. C’est un quartier animé qui nous permet d’acquérir une nouvelle clientèle, en particulier des Américains ou des Européens du Nord qui sont à la recherche de créativité, de design et de pièces uniques ou fortes.

 

Comment vous est venue l’idée de créer cette galerie ?

Elsa Vanier : A l’origine, je travaillais dans le secteur de la finance internationale, très loin de ce métier, mais j’ai eu la chance de rencontrer dans les années 80, le grand artiste-joaillier Jean Vendome, dont j’ai tant aimé les bijoux et qui m’a permis de me rendre compte qu’un bijou pouvait être une œuvre d’art. Sur un salon à Artcurial, j’ai ensuite rencontré d’autres joailliers et je me suis étonnée que la presse ne s’en fasse guère l’écho. En fondant la galerie en 2003, après de longues réflexions, j’ai donc décidé de défendre les créateurs contemporains en proposant un véritable lieu de rencontre avec le public.

 

Quels sont vos critères de sélection ?

Elsa Vanier: En premier lieu, j’ai besoin de ressentir une véritable émotion ou une interpellation devant le bijou au même titre que devant une sculpture ou une peinture. Ensuite, j’aime que les pièces soient réalisées à la main par ces artistes ou joailliers qui sont aussi des artisans. Mais je peux accepter exceptionnellement des auteurs qui délèguent la réalisation à un atelier. Parfois, je prends un véritable risque commercial. Mais je fonctionne comme une galerie d’art contemporain en soutenant le joaillier-créateur et en le présentant au public.

 

Vous présentez aussi de nombreux créateurs internationaux…

Elsa Vanier: Actuellement, j’expose une trentaine de créateurs dont 1/3 de joailliers-créateurs étrangers comme les anglais Jo Hayes-Ward, John Moore et Joseph Koppmann, des allemands, Karola Torkos, Martin Spreng et Niessing, l’espagnol José Marin, les italiennes, Stefania Lucchetta et Caterina Murino ou l’américaine Yael Sonia. Il est important de s’ouvrir vers l’étranger pour faire connaître de nouvelles créations.

 

Il est remarquable qu’un bijou de créateur ne veuille pas dire forcément cher…

Elsa Vanier : Absolument, je propose un large éventail de prix. Le premier prix est à 180/230 euros avec des pièces en argent ou en titane des créateurs Claire Wolfstirn, Agathe Saint Girons, John Moore ou Florence Croisier…

 

Peut-on faire réaliser un bijou sur-mesure ?

Elsa Vanier: Il existe deux cas de figure : faire changer une pierre tout simplement ou créer un bijou personnalisé. Dans ce cas, j’organise une rencontre entre le créateur et le client. Nous proposons même des « bijoux portraits » qui sont le reflet de la personnalité du client. A l’issue d’une longue interview (3h) de la personne, la créatrice Agathe Saint Girons crée, dans un budget imparti, un bijou qui sera une totale surprise pour le client. Cette pièce est généralement accompagnée d’un texte. Comme la création d’un tableau, on donne carte blanche à l’artiste et le résultat est unique !

 

Vous réalisez des expositions temporaires comme actuellement Esther Assouline. Comment êtes-vous organisée ?

Elsa Vanier : En fait, je réalise 4 expositions temporaires par an et j’alterne les expositions individuelles avec des expositions thématiques. Pour la rentrée, j’ai prévu une mise en avant des jeunes créateurs que vous venons d’intégrer, puis, en novembre, nous accueillerons une grande exposition d’Agathe Saint Girons dont certaines pièces dialogueront avec celles de 3 créateurs Israéliens dans le cadre de la saison France-Israël, organisée par l’Institut Français et l’Institut National des Métiers d’Art.

 

Et quelles sont vos dernières découvertes ?

Elsa Vanier : J’ai fait rentrer dans la galerie 2 jeunes diplômées de la HEAR (Haute Ecole des Arts du Rhin de Strasbourg) : Marine Dominiczak et Annie Sibert. Et je suis en train de choisir de jeunes créateurs qui présentent un travail vraiment iconoclaste avec les pierres précieuses. La galerie est ma façon de présenter des bijoux qui sont précieux par leur âme et leur sens et j’espère toujours provoquer chez nos visiteurs un « waouh » émotionnel !

 

Interview réalisée par Kyra Brenzinger

 

Galerie Elsa Vanier
7, rue de l’Odéon
75 006 Paris
Tél : 00 33 (0)147030500

www.elsa-vanier.fr

  

Légendes : 

– Elsa Vanier, fondatrice de la galerie éponyme
– La Galerie Elsa Vanier avec ses couleurs orange corail et gris
– L’extérieur de la Galerie donnant sur le 7, rue de l’Odéon à Paris
– Jean Grisoni, pendentifs, or jaune, or gris et corail
– Claire Wolfstirn, bague « Funambule », or gris et diamant
– Agathe Saint Girons, bagues Révolution, or, argent, diamants et différentes pierres. Ses bagues sont personnalisables, par le nombre de rails, le métal, le nombre et les couleurs des pierres.
– Laurence et Philippe Ratinaud, bague, argent noirci, or jaune, améthyste et émail
– Martin Spreng, collier, or, acier, citrine lemon et opale de feu
– Esther Assouline, bagues en or et pierres de toutes couleurs et pendentif Antique, collection présentée jusqu’à fin juillet à la Galerie Elsa Vanier
– Yael Sonia, collection de bagues « Rock » en pierres fines et diamants sur or jaune