La Galerie Elsa Vanier célèbre les 10 ans de création d’Esther Assouline
La Galerie Elsa Vanier célèbre les 10 ans de création d’Esther Assouline
La Galerie Elsa Vanier célèbre les 10 ans de création d’Esther Assouline
La Galerie Elsa Vanier célèbre les 10 ans de création d’Esther Assouline
La Galerie Elsa Vanier célèbre les 10 ans de création d’Esther Assouline
La Galerie Elsa Vanier célèbre les 10 ans de création d’Esther Assouline
La Galerie Elsa Vanier célèbre les 10 ans de création d’Esther Assouline
La Galerie Elsa Vanier célèbre les 10 ans de création d’Esther Assouline
La Galerie Elsa Vanier célèbre les 10 ans de création d’Esther Assouline
La Galerie Elsa Vanier célèbre les 10 ans de création d’Esther Assouline
La Galerie Elsa Vanier célèbre les 10 ans de création d’Esther Assouline

Pour la première fois, au sein de la célèbre galerie de bijoux de créateurs contemporains, plus de 150 pièces retracent le cheminement créatif d’Esther Assouline.

Celle-ci nous dévoile sa fascination pour les bijoux antiques, réinventés par sa propre histoire artistique.

Comment vous êtes-vous intéressée au bijou ?
Esther Assouline : Dans ma famille, on a toujours aimé les bijoux. Ils étaient portés et commentés. Mais personnellement, j’étais attirée à la fois par les bijoux du 19 ème siècle pour leur délicatesse et par les bijoux ethniques pour leur force. Mes bijoux sont une synthèse d’un travail personnel, de techniques, de mes inspirations et de mon identité.

Quelle a été votre formation d’origine ?
Esther Assouline : En fait, j’ai d’abord passé une licence de sciences économiques puis j’ai suivi une formation de styliste à l’école Esmod. Mais rapidement, je me suis mise à peindre et à travailler la matière entre autres avec le pastel sec. Etant collectionneuse de bijoux, je me rendais souvent en salles de ventes. Quant au métier de bijoutier, il me paraissait inaccessible car c’était pour moi un métier de transmission, n’étant pas du sérail, je ne l’envisageais même pas…

Mais alors quel événement qui vous a décidé à créer vos propres bijoux ?
Esther Assouline : J’étais fascinée par la ciselure et j’ai rencontré Wiga Mikulski, une véritable artiste. Elle m’a appris cette technique et m’a encouragé à me lancer en 2008. J’ai suivi également un an de cours à l’Afedap dans la section métal pour apprendre les bases du métier.

Comment abordez-vous la création d’un bijou ?
Esther Assouline : Étonnamment, je ne dessine pas le bijou, mais je pars directement de la matière. A partir de l’or monochrome, je cisèle des motifs ou je retravaille des empreintes que je ponctue de pierres pour la mise en couleur. J’utilise surtout de l’or jaune 22 carats car j’aime cette couleur solaire propre aux bijoux antiques. Plus tard, j’ai découvert l’or blanc palladié qui, laissé naturel sans rhodiage, se patine très bien, prenant un aspect comme sorti de fouilles archéologiques.

Vos motifs représentent-ils quelque chose de précis ?
Esther Assouline : Parfois le résultat est figuratif, une évocation de fleurs ou des traces que la nature aurait laissée derrière elle. Mais cela reste un geste très instinctif : j’ai une idée dans la tête et ma main crée finalement autre chose. Je ne me sens pas très éloignée de ma pratique de peintre pastelliste, j’imprime mes marques sur un métal qui me fascine.

Le concept du bijou ne part donc jamais d’une pierre ?
Esther Assouline : C’est très rare, mais j’utilise les pierres comme une coloriste et quand une belle pierre me fascine, je l’emploie en pierre centrale d’une bague. J’aime beaucoup les diamants couleur champagne ou rose très pâle et j’adore les tourmalines et les saphirs de couleurs pétillants. Mais les pierres viennent surtout magnifier le métal. Que ce soit par un choc de couleurs contrastées ou dans une douceur harmonieuse.

Pour l’exposition à la Galerie Elsa Vanier, vous présentez notamment votre dernière collection Antique. Pouvez-vous nous en parler ?
Esther Assouline : Cette collection trouve sa source dans mes acquisitions de pièces égyptiennes, achetées en salles de vente depuis une quinzaine d’années. J’ai décidé de monter ces véritables amulettes et perles de céramique sur des chaînes fines en association à des éléments en or que j’ai créés et réalisés spécialement pour des colliers, des sautoirs et des boucles d’oreilles longues ou en forme de créole.

Qu’est-ce qui vous fascine dans ces pièces antiques ?
Esther Assouline : Née au Maroc, j’aime et collectionne les bijoux moyen-orientaux. Je suis très sensible à l’âme du bijou, à la puissance évocatrice de ces amulettes, portées il y a plus de vingt siècles et arrivées jusqu’à nous. Mes créations personnelles font ressortir toutes mes strates culturelles méditerranéennes et moyen-orientales. J’espère qu’elles feront aussi voyager les amateurs à travers le temps !

Interview réalisée par Kyra Brenzinger

 

Galerie Elsa Vanier :
Esther Assouline, 10 ans de création et d’exploration
Du 31 mai au 13 juillet 2018
7, rue de l’Odéon
75 006 Paris
Tél : 00 33 (0)147030500
www.elsa-vanier.fr