Marc Alexandre, un voyage au cœur de l’imaginaire
Marc Alexandre, un voyage au cœur de l’imaginaire
Marc Alexandre, un voyage au cœur de l’imaginaire
Marc Alexandre, un voyage au cœur de l’imaginaire
Marc Alexandre, un voyage au cœur de l’imaginaire
Marc Alexandre, un voyage au cœur de l’imaginaire
Marc Alexandre, un voyage au cœur de l’imaginaire

Pour le joaillier-créateur Marc Alexandre, le bijou est un précieux support pour vous transporter dans son univers imaginaire à la rencontre d’êtres fantastiques, de légendes ou de mystères. Rencontre d’un conteur intarissable.

– Comment imaginez-vous ces bijoux avec cet univers incroyable ?
Marc Alexandre :
Dans mon processus créatif, le voyage commence de l’intérieur, c’est celui de mes rêveries et de mes ressentis, puis vient l’écriture pour poser clairement ma pensée sur le sujet qui m’inspire. C’est seulement après que vient le travail de l’artisan pour mettre en scène le plus lisiblement possible l’idée formulée par le titre du bijou.

– Cela va bien au-delà d’un simple bijou…
Marc Alexandre :
« Objet inanimé avez-vous une âme ? », se demandait Lamartine. Je pense que l’artiste manuel répond à ce questionnement lorsque ses réalisations deviennent porteuses d’une émotion ou d’une énergie et que le public y est sensible d’instinct sans long discours conceptuel pour éveiller une perception de l’ouvrage. C’est ce que je m’efforce de faire, considérant que le bijou est porté comme une extension de la personnalité et qu’il doit correspondre à une sensibilité clairement exprimée et perçue. C’est le sens artistique que je donne à mon travail lorsqu’une muse veut bien m’inspirer !

– Une de vos pièces évoque les célèbres statues de l’île de Pâques…
Marc Alexandre :
Ces « moïa », qui font jusqu’à 9 mètres de haut et près de 80 tonnes, sont un vrai mystère ! J’avais taillé un gros œuf en opale d’Ethiopie il y a quelques années mais l’inspiration ne venait pas … Jusqu’à ce que je le présente à un très bon ami et confrère joaillier (Denis Balland) et de l’œuf, qui aurait put être de Pâques, l’esprit commun s’est posé dans l’île du même nom. Mystère de la créativité, c’est un travail à deux têtes et à quatre mains.

– Avez-vous eu l’occasion de vous rendre en Ethiopie ?
Marc Alexandre :
La passion des opales m’y a amené en 2012.
Aller découvrir le berceau de l’humanité porté par la passion, c’était inévitable !
J’ai vécu ce voyage comme un voyage initiatique, tant de merveilles tant de spiritualité, cela a profondément ancré l’opale dans ma créativité.
Outre les beaux souvenirs, j’ai gardé de précieux contacts me permettant d’avoir accès aux plus beaux bruts et aux découvertes de nouveaux gisements.
L’Ethiopie n’a pas fini de nous émerveiller …

– Et aujourd’hui, vous êtes devenu un vrai spécialiste des opales !
Marc Alexandre :
Cette pierre me fascine depuis toujours par l’incroyable variété de ses reflets et sa part de mystère. Il n’y a rien d’étonnant à ce qu’elle soit porteuse de superstition, en fait bien plus dû à ses grands caprices durant la taille … La belle donne beaucoup, mais seulement lorsqu’elle veut bien.
A force de patience, j’ai réussi à l’apprivoiser et depuis 5 ans, je la taille sans qu’elle ne me peine trop. La confiance venue, je suis récemment passé à la sculpture et le travail de l’opale est naturellement devenu une spécialité que j’utilise pour mes créations ou celles des marques qui font parfois appel à moi.

– Votre univers créatif a évolué dans le temps ?
Marc Alexandre :
Oui, à mes débuts ma veine était plus poétique, inspirée par la nature. Puis le plaisir de la sculpture et de la mise en scène m’ont naturellement amené vers les contes et légendes. Aujourd’hui, je suis plus attiré par l’expression des mystères et de la symbolique. Des pièces récentes comme la « Dragonne » et « Le Phénix » en sont une parfaite illustration par leurs différentes lectures.

– Et vous présentez au salon une nouvelle pièce un peu inspirée de Pirates des Caraïbes !
Marc Alexandre :
Vous voulez parler de la bague « Dom Pedro » avec un crâne en os de dinosaure fossilisé que j’ai sculpté et posé sur un parchemin en or ? En fait, c’est plutôt un hommage à un personnage imaginaire symbolisant la quête du trésor perdu, mais c’est vrai que je n’ai pas su résister à l’évocation des grandes aventures « piratesques » !

– Vous créez également des bijoux pour homme ?
Marc Alexandre :
S’il est vrai que les hommes sont généralement moins sensibles aux bijoux, hommes et femmes possèdent un imaginaire et une sensibilité. Des bagues comme « Pleine Lune » avec des loups hurlant à la mort autour d’une labradorite ou « La Nuit des temps » en opale d’Australie sont des expressions fortes qui plaisent aussi bien aux hommes qu’aux femmes. Et j’avoue que c’est un grand plaisir que de pouvoir toucher l’émotion des deux sexes avec une même pièce. Quand le coup de cœur arrive sans cette singulière distinction, je me prends à croire que j’ai réussi à toucher quelque chose d’universel …

Interview par Kyra Brenzinger

Créations à découvrir :
– Du 17 au 20 novembre au Salon « Un Bijou pour Noël »

– Marc Alexandre (uniquement sur rendez-vous) :
37, rue Lafayette
75009 Paris
Tél : 00 33 1 40 16 08 71
Mob : 00 33 6 76 84 51 39
contact@marc-alexandre.com
www.marc-alexandre.com

– Matière d’Art (exposition permanente) :
2, rue de Franche Comté
75003 Paris
Tel : 00 33 1 42 71 60 89