La marque MAMI dévoile ses objets ancestraux du Japon
La marque MAMI dévoile ses objets ancestraux du Japon
La marque MAMI dévoile ses objets ancestraux du Japon
La marque MAMI dévoile ses objets ancestraux du Japon
La marque MAMI dévoile ses objets ancestraux du Japon
La marque MAMI dévoile ses objets ancestraux du Japon
La marque MAMI dévoile ses objets ancestraux du Japon
La marque MAMI dévoile ses objets ancestraux du Japon
La marque MAMI dévoile ses objets ancestraux du Japon
La marque MAMI dévoile ses objets ancestraux du Japon

Pour la première fois en France au prochain salon Maison&Objet et à la boutique Psyché du Marais, la marque Mami présente ses luminaires en bois et ses accessoires en soie, inspirés des plus grandes techniques artisanales du Japon.


Interview exclusive de la fondatrice Mami Otaki.

– Depuis quand avez-vous créé votre marque ?
Mami Otaki : En 2012, j’ai fondé la société Délices de Mami pour mon activité dans la culture culinaire japonaise ainsi que la création d’objet dans ce secteur. Ensuite en 2018,  j’ai créé la marque MAMI en collaboration avec un atelier de tissage de Nishijin, célèbre pour sa technique de tissage de soie pour Kimono de Kyoto et nous avons créé des objets comme le centre de table en soie avec leur technique. Et peu après, j’ai découvert  la sculpture sur bois de Kamakura (ville de la préfecture de Kanagawa, au sud de Tokyo) qui m’a passionnée et ainsi la sous-marque AWAI est née pour une diffusion à l’international. AWAI rassemble à la fois les techniques de sculpture sur bois de Kamakura et de tissage de Nishijin, afin de promouvoir ces deux cultures ancestrales à l’étranger.

– Avec quels artisans travaillez-vous et pourquoi les avoir choisi précisément ?
Mami Otaki : Avec la participation des artisans et artistes de Kamakura, j’ai voulu développer la technique ancestrale de la sculpture. Ce sont des artisans qui ont l’esprit très libre et ouvert et ces collaborations avec ces artisans m’inspirent  beaucoup et permettent également de perpétuer leur savoir-faire.

– D’où proviennent ces techniques ancestrales japonaises ?
Mami Otaki : Le tissage de Nishijin est d’origine très noble de la culture bouddhiste appelée Tenpyo provenant de Kyoto qui a été longtemps la capitale du pays.  Comme le kimono qui se transmet de générations en générations, je crée des objets en soie avec l’idée que celui qui le prend en main le garde le plus longtemps possible.  Pour la technique de bois de Kamakura, elle provient de la culture des Samouraïs et de la philosophie Zen. Ces deux techniques ont des particularités très différentes et contrastées. Et justement, je recherche des synergies entre les deux cultures et c’est pourquoi j’ai nommé la marque « AWAI » qui signifie « entre deux », « marge », « subtile ». Les artisans sont des personnes qui comprennent cet esprit et partagent la même idée avec moi

– Pouvez-vous nous en détailler quelques motifs avec la symbolique ?
Mami Otaki : J’ai abordé le thème de l’eau qui est la source de vie dans le cosmos. Le Japon est entouré de l’Océan et la ville de Kamakura, où j’habite, est sur la côte de Shonan. Je m’inspire beaucoup lors de promenades au bord de la mer en appréciant le bruit des vagues, leurs formes et les couleurs. Les vagues, mais aussi les nuages sont les thèmes principaux des motifs que j’utilise pour les deux techniques.

– Vous utilisez aussi des motifs floraux très prisés au Japon…
Mami Otaki : En effet, ces motifs ont pour origine l’ère de Nara (entre l’an 710 et 794) venant de l’ouest de l’Asie.  Ils ont été développés par la culture aristocratique Tenpyo et celle du bouddhisme. Certains motifs que j’utilise viennent d’un miroir en bois laqué de l’époque qui est conservé au temple Shoso-in dans la ville de Nara, non loin de Kyoto. J’ai créé une ligne avec les motifs de « Hana-karakusa » (fleurs et lierres), « Ho-o » (l’oiseau considéré comme le roi des oiseaux) et « Kirin » (un animal mythologique entre le cerf et le cheval qui est le roi des animaux et qui apparaît uniquement pendant les temps de paix).

– Vos lampes ont-elles des formes typiquement japonaises ?
Mami Otaki : En effet par exemple, l’objet en demi-sphère en bois sculpté et laqué qui est la base du luminaire ou des appliques vient d’un bol appelé « Teppatsu », utilisé par les bonzes, les religieux bouddhistes. Kamakura est une ville où Daisetsu Suzuki, le célèbre philosophe qui a fait connaître le Zen au monde, a passé une grande partie de sa vie. Encore de nos jours, il y a des temples et de nombreux bonzes qu’on aperçoit souvent dans la ville.

– Quelles sont les matières que vous utilisez ?
Mami Otaki : Le bois est appelé Katsura et il a la particularité d’être très dure et au même temps très léger. J’utilise de la laque avec des couleurs de pigments qui sont  assortis aux fils de soie des pièces de Nishijin. Les couleurs principales de la collection sont bleu, rouge, blanc et vert qui sont associées à des fils d’or et d’argent pour mieux faire ressortir les motifs. Pour les pièces en bois laqué, il faut 4-5 couches de laque pour intensifier le contraste des couleurs avec profondeur.

– Proposez-vous aussi d’autres objets ou accessoires ?
Mami Otaki : Dans la collection, nous avons des objets pour la table comme des assiettes, un plateau de service, une coupe et aussi les objets de décorations comme des objets muraux, des coffrets, ainsi que les objets pour la cérémonie de thé et les objets liés au bouddhisme. Nous avons aussi des bijoux constitués de broches, bracelets et boucles d’oreilles.

– Les tissages de Nishijin de votre marque MAMI sont faits avec quelle technique ?
Mami Otaki : Ils sont réalisés en soie tissée. Le tissage se fait avec une machine, mais comme il faut changer manuellement les fils de couleurs différentes, la fabrication est semi-manuelle. La grande particularité, c’est le centre de table du tissage de Nishijin, qui est orné de motifs dont on pourrait croire qu’ils sont brodés, mais sont en fait tissés. De nos jours, il reste très peu d’artisans qui sont capables de réaliser ces tissages !

– Qu’est-ce que cela représente pour vous de venir exposer à Paris ?
Mami Otaki : C’est une première opportunité et j’ai hâte de connaître l’écho du public français et international. Les Français ont une longue histoire de la soierie notamment à Lyon et pourraient ainsi apprécier  l’art du tissage de Nishijin de Kyoto. Ils ont aussi une culture de la décoration et de l’éclairage. Je suis persuadée que dans la culture française, ils peuvent apprécier et comprendre un objet de haute qualité et de le faire vivre dans le temps. Cela nous permet de réfléchir aussi sur notre mode de vie et de consommation.

Si le public français trouve intéressant, non seulement l’aspect extérieur, mais aussi la philosophie AWAI représentée par les motifs, les couleurs et les matières, mon premier pas en France sera déjà réussi !

 

Interview de Kyra Brenzinger

Contacts :

MAMI / Mami Otaki

2-12-15-B1 Omachi, Kamakura,  Kanagawa préfecture, Japon
Au Japon : info@delicesde-mami.com

En France : Mari Otada :  otadamari@yahoo.fr

www.tablede-mami.com

www.topics.delicesde-mami.com

instagram :awai.kamakura.kyoto

 

Salon Maison&Objet du 18 au 21 janvier 2019

MAMI – AWAI Unique & Eclectic  – Hall 5A – Stand N44/043

 

Boutique Psyché du 24 au 26 janvier 2019
18, rue du Pont Louis Philippe – Paris 4ème – TEL 0768471044