Study Tour à Tahiti
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Study Tour à Tahiti

Au milieu du Pacifique, sur un territoire aussi grand que l’Europe, s’étendent 118 îles sur 5 archipels. La beauté des lagons est légendaire et renferme un véritable trésor : la perle de culture de Tahiti. Jeanne Lecourt, experte depuis 25 ans, a fondé sa propre société Okana Pearl Consulting & Training pour faire partager sa passion pour la perle auprès des professionnels de la bijouterie dans le cadre d’un Study Tour que nous avons pu découvrir en exclusivité.

Une expérience unique au cœur de la perle

Jeanne Lecourt a longtemps œuvré pour le Musée de la Perle de Robert Wan à Papeete et à l’organisation d’expositions internationales pour la promotion de la perle sous l’égide de l’établissement public « la maison de la perle ». Lors de ses différents déplacements à l’international et d’échanges avec les professionnels, elle a pu constater que le développement de la commercialisation des perles dépendait de la qualification des vendeurs des bijouteries et du matériel promotionnel qui leur était proposé. « Ayant dirigé des bijouteries, j’ai expérimenté et appliqué des méthodes de vente qui m’ont permises de dépasser les objectifs fixés. Aujourd’hui, c’est avec grand plaisir que je communique ces méthodes et de créer des outils nécessaires à la connaissance de cette gemme », précise-t-elle.
Cette année, elle a déjà organisé des « study tour » avec une délégation de bijoutiers norvégiens et danois. « Ils ont beaucoup apprécié de connaître la perle de culture de Tahiti directement sur une ferme perlière et d’avoir le privilège de visiter des institutions. Le responsable du groupe est même passé au journal télé local pour témoigner de son expérience ». Ses study tours proposent de nombreuses découvertes avec comme point d’orgue les visites des fermes perlières et les ventes aux enchères.

Visite d’une ferme perlière

La Polynésie est composé de 118 îles dont seulement 27 produisent des perles de culture. L’ Archipel de la Société, qui compte notamment l’île de Tahiti avec la capitale Papeete, regroupe les îles du Vent et les îles Sous-le-Vent. Les îles Marquises sont particulièrement connues depuis la venue du peintre Paul Gauguin et du chanteur belge Jacques Brel qui y ont fini tous les deux leur vie, tandis que l’archipel des Australes est célèbre pour la venue des baleines qui viennent mettre bas dans les eaux.
Mais ce sont surtout dans l’archipel des Tuamotu et celui des Gambier où sont produites la plupart des perles de culture de Tahiti.
Jeanne Lecourt propose de découvrir une ferme perlière à 1 heure de vol de Papeete sur l’île de Tahaa, aussi connue pour sa célèbre vanille. Dans la ferme perlière « Ia Orana » tenue par Philippe Chan et son fils Wing San Chan, on découvre toute l’attention qui est apportée à la création d’une perle. Car, comme le précise Philippe Chan « pour être perliculteur, il faut savoir être patient et humble car c’est la nature qui décide finalement ! ». Pour déterminer la qualité et les nuances des couleurs des perles de nombreux facteurs interviennent : la sélection de l’huître, la qualité du lagon, la température de l’eau et les sels minéraux qui parviennent des montagnes lors de fortes pluies et qui nourrissent le lagon. Dans sa ferme familiale de 15 personnes, Philippe Chan récolte environ 100.000 perles par an sur 50 hectares et réalise 500 greffes par jour. Son fils a la lourde tâche de faire la sélection des plus belles huîtres donnant le greffon et récolte lui-même les perles. La technique de la perliculture est un long processus : On utilise des huîtres de 2 ans sélectionnées pour la qualité de leur nacre. Sur une huître mâle, on prélève un greffon (la partie de la lèvre appelée aussi manteau) que le greffeur va découper en tout petits morceaux. Il va dans une huître femelle introduire dans sa poche reproductrice un nucléus (une bille créée à partir d’une moule du Mississipi) et le petit morceau de greffon qui va l’aider à former la couche de nacre. L’huître est ensuite remise à l’eau et régulièrement nettoyée pendant 18 mois minimum avant que la perle soit extraite. Les huîtres qui ont donné les plus belles perles peuvent être greffées à nouveau jusqu’à 3 ou 4 fois. Dans ce cas, à chaque surgreffe, on introduit un nucléus plus grand pour donner une perle plus grosse. Ainsi, pour avoir une perle de 9-11 mm, il faut 5 ans minimum et pour les plus grosses de 19 mm, il faudra attendre jusqu’à 10-11 ans ! Seules 50% des huîtres vont former une perle et seulement 1% de la production sera parfaitement ronde ce qui justifie aussi leur coût élevé.
Vous pouvez conclure cette visite unique en plongeant dans le lagon pour voir les sacs « Kangourou » renfermant les précieuses huîtres. Philippe Chan vous amènera ensuite sur son bateau rejoindre l’île de Raiatea où le Raiatea Lodge Hôtel vous attendra pour un repas gastronomique avec si vous le souhaiter les mêmes huîtres Pinctada Margaritifera à déguster !

Les ventes aux enchères à Papeete

Dans le cadre de ses Study Tours, Jeanne Lecourt propose aussi d’assister aux ventes aux enchères qui ont lieu 3 fois dans l’année (mars, juillet et novembre). Pour résister à l’hégémonie de Hong Kong, le GIE Poe o Rikitea, créé en 2010, organise ses propres ventes aux enchères regroupant les fermes perlières des îles Gambier et Tuamotu. Dominique Devaux, directeur du GIE, explique qu’il « offre ainsi aux acheteurs une grande diversité de perles provenant directement des fermes perlières. Car à Hong Kong ce sont surtout les négociants qui vendent (ndlr : sauf quelques fermes importantes comme Robert Wan) ».
Lors des ventes aux enchères, ce sont principalement des grossistes qui viennent acheter. Mais il arrive que des bijoutiers internationaux y participent. En majorité, ils viennent d’Asie à 80%. « Cette année, nous avons environ 50 à 60 acheteurs : 10 viennent de Chine, 20 du Japon, 10 d’Europe, du Canada et de Nouvelle Zélande et 10 clients locaux ».
La demande des perles est différente selon les pays : En Asie, on préfère les perles noires ou les peacocks, tandis qu’en Europe, on privilégie les perles de couleur pastel. En Polynésie, les clients choisissent surtout par rapport à la qualité de l’orient de la perle. « Lors de la vente de juillet dernier, nous avons vendu 338.000 perles pour un total de 3,5 millions d’euros. Nous proposions aussi bien des lots de 3887 perles que des lots avec une pièce unique. C’est ainsi qu’une seule perle de 20mm a été vendue à plus de 12.000 euros (prix de vente professionnel) », explique Dominique Devaux. Le directeur des ventes a tenu à mettre en place une classification très sévère des perles pour proposer les meilleures offres aux acheteurs : des qualités allant de A à D et des classements pour les couleurs claires pastel ou peacock des Gambier ainsi que des perles plus foncées des Tuamotu. Il propose des perles de culture mais aussi des Keshis, perles de culture irrégulières et de petites tailles, dont la nacre a rejeté le nucleus. Les ventes aux enchères demandent près de 2 mois de travail de préparation en amont et encore 2 semaines supplémentaires pour clôturer les ventes.
Les ventes aux enchères se déroulent sur plus d’une semaine. Les acheteurs viennent au « previewing », période de 5 jours avant les ventes pour voir les lots. La majeure partie des perles sont classées et estimées par le GIE Poe o Rikitea. Les fermes perlières peuvent demander que leurs perles soient mélangées à d’autres lots ou non. Si un lot intéresse un acheteur, il peut le voir sur une des 40 tables disposées à cet effet et s’isoler (mais dans la salle principale) pour mieux étudier les perles et ensuite faire une offre sous enveloppe cachetée. « Après les 2 jours officiels de vente, nous ouvrons les enveloppes et vendons les marchandises au plus offrant. Par contre, nous ne proposons pas tous les lots ensemble, nous les divisons en 2. Car au cas où un acheteur n’a remporté aucun lot le premier jour, il pourra faire une offre plus importante pour les lots du second jour de vente. Si un lot de perle est en-dessous du prix estimé, la ferme perlière peut décider de retirer son lot ou le céder au prix proposé » précise Dominique Devaux.

Depuis 2 ans, le prix de la perle remonte car les producteurs des Tuamotu font face à des difficultés de quantité et de qualité des « naissains », les bébés huîtres. De plus, le réchauffement planétaire et donc des lagons, commence à perturber la vie des nacres qui ont plus de mal à s’adapter à ces températures en hausse. Des solutions sont à l’étude à Tahiti. « D’ailleurs avec ma ferme perlière, je participe avec les services de l’Ifremer et de la Direction des Ressources Marines de Polynésie à des expérimentations de croisement de nacres des îles des Marquises qui résistent plus à la chaleur. Avec le réchauffement de la planète, que nous avons pu constater particulièrement cette année à cause d’El Nino, nous devons trouver rapidement des solutions pour les habitants des îles et leurs activités. L’avenir de notre planète et de la perliculture en dépend ! ». Les prochaines ventes aux enchères auront lieu du 31 octobre au 7 novembre 2016.

Du Study Tour aux services à distance

Proposant de recevoir des regroupements de professionnels ou des groupes de bijoutiers individuels qui souhaitent participer ensemble au Study Tour, Jeanne Lecourt a également pensé aux bijoutiers individuels en leur proposant de les former à distance, ainsi que leurs vendeurs. « Notamment les vendeurs ayant la volonté de se démarquer peuvent s’inscrire au programme de coaching « Pearlycoach » avec des outils promotionnels performants et impactant pour valoriser le secteur perle de leur bijouterie. Des fiches de formation de vente, des vidéos et une assistance 7 jours/7 avec une réponse dans les 24 heures (compte tenu du décalage horaire de 12H), permettent au bijoutier de répondre de façon professionnelle à sa clientèle ». De plus, avec une newsletter trimestrielle « Pearlynews », ils sont informés des dernières évolutions de cette industrie et des actions innovantes mises en place. Les bijoutiers peuvent aussi se connecter avec d’autres professionnels du secteur en publiant des petites annonces via la « Pearlydeal ». Cette page ne présentera pas de commercialisation de perles, mais toutes les demandes et les services propres à cette profession.
« Mon dernier poste en tant que responsable de la promotion de la perle de culture de Tahiti sous l’autorité du ministère de la perle m’a permis d’organiser différentes opérations promotionnelles en partenariat avec des professionnels locaux ou des institutions internationales comme l’Unesco ». Ainsi, Jeanne Lecourt propose son expertise également pour l’organisation d’événements dans les bijouteries du monde entier avec notamment un événement destiné au grand public, associé à une formation des vendeurs.

Vous l’aurez compris, le voyage au cœur de la perle est infini ! Et si vous avez la chance d’aller en Polynésie, la société Okana Pearl Consulting & Training bénéficie de tarifs privilégiés pour la venue de professionnels de la bijouterie grâce à la compagnie Polynésienne, Air Tahiti Nui. Et surtout, profitez de prolonger votre séjour avec une escapade à Bora Bora et son lagon unique appelé la « perle de la Polynésie ».

Ia maitai to utou TERE (bon voyage en polynésien) !
Pour toute demande d’information relative à la perle de culture de Tahiti :
Jeanne Lecourt
Email : contact@gempearl.consulting
www.gempearl.consulting

Reportage : Kyra Brenzinger

Légendes :

– Ferme perlière « Ia Orana » sur l’île de Tahaa
– Jeanne Lecourt, fondatrice de la société Okana Pearl Consulting & Training, organisant le Study Tour de la délégation de bijoutiers norvégiens et danois
– La greffe est réalisée avec une huître femelle dans laquelle on introduit un nucléus (une bille créée à partir d’un moule de Mississipi) et le petit morceau de greffon
– Wing San Chan, propriétaire de la ferme perlière, va extraire la précieuse perle après 18 mois de soin dans le lagon
– La récolte en direct des perles de culture de Tahiti avec ses teintes exceptionnelles allant du tilleul, à l’aubergine en passant par le peacock
– Dominique Devaux, directeur du GIE Poe O Rikitea lors des ventes aux enchères à Papeete et Jeanne Lecourt, fondatrice de la société Okana Pearl Consulting & Training
– Salles des ventes aux enchères du GIE Poe O Rikitea proposant 338.000 perles
– Dans les lots des ventes aux enchères, une perle exceptionnelle de 20mm
– Le Raiatea Lodge Hôtel proposant un repas gastronomique à base d’huîtres Pinctada Margaritifera