Les trésors joailliers de la Biennale des Antiquaires
Les trésors joailliers de la Biennale des Antiquaires
Les trésors joailliers de la Biennale des Antiquaires
Les trésors joailliers de la Biennale des Antiquaires
Les trésors joailliers de la Biennale des Antiquaires
Les trésors joailliers de la Biennale des Antiquaires
Les trésors joailliers de la Biennale des Antiquaires
Les trésors joailliers de la Biennale des Antiquaires
Les trésors joailliers de la Biennale des Antiquaires
Les trésors joailliers de la Biennale des Antiquaires

Sous une majestueuse scénographie signée Nathalie Crinière, la Biennale des Antiquaires a innové cette année avec un recentrage sur le métier des antiquaires, les fondateurs historiques de l’événement.

Les grands groupes de marques joaillières n’étaient donc pas présents mais le Syndicat National des Antiquaires a ouvert ses portes à 4 joailliers indépendants que le guide-joailliers vous invite à découvrir ou à redécouvrir.

« Plus de place a été donnée aux antiquaires, afin de revenir aux fondamentaux de notre profession. De ce fait, la haute joaillerie sera moins représentée cette année que lors des dernières biennales. Des joailliers internationaux de renom seront bien entendu présents », explique avant le salon Dominique Chevalier, président du Syndicat National des Antiquaires. Et pour le plaisir de tous, il précise que la Biennale deviendra désormais un rendez-vous annuel !

Cindy Chao The Art Jewel: L’art du mouvement

Cette créatrice venue de Taïwan, petite-fille d’architecte et fille de sculpteur, travaille le bijou comme une vraie discipline artistique. D’ailleurs, elle présente un somptueux bracelet orné d’un iris en hommage à l’architecte espagnol Gaudi. Les volutes et les ajourages rappellent les arcades des jardins du Park Guell de Barcelone. Une des pièces maitresses de Cindy Chao est le « Masterpiece Butterfly 2015-16 », un papillon orné de 1490 rubis dont un rubis sang de pigeon de 5,16 carats et de 1070 diamants. « Monsieur Pierre Chen, l’un des plus influents collectionneurs chinois d’art au monde, l’a déjà réservé en 2014 et m’avait laissé carte blanche pour la création. La pièce a demandé 2 ans de réalisation », explique Cindy Chao. Il faut dire que Cindy Chao avait fait parler d’elle en associant sa création du papillon « Ballerina Butterfly 2013 » avec l’actrice américaine Sarah Jessica Parker. « D’ailleurs, mes papillons, pièce unique annuelle, ont été pré-vendus jusqu’à 2020 ! Pour ma première venue à la Biennale, ce qui est une vraie fierté pour moi de participer à un tel événement prestigieux, les collectionneurs m’ont fait l’honneur de prêter les papillons afin de créer une sorte de rétrospective ». En plus des papillons, plus de 20 pièces d’exception de la collection « Black Label » mettent en scène un jardin imaginaire, comme cette broche « Ruby rose », sertie d’un rubis birman de 150 carats ou d’un collier feuillage constellé de diamants. Cindy Chao est à la fois une esthète et une poétesse joaillière !

Nirav Modi quand l’Inde séduit le monde

Né à Anvers et fils de diamantaires indiens, Nirav Modi a lancé sa marque en 2010 avec un vrai concept international. « C’est la première marque indienne de joaillerie de luxe qui a une véritable vision internationale », explique Olivier Rose Van Doorne, président et directeur de la création monde de l’agence Select World à New York, en charge de la communication. « L’objectif est d’ouvrir 100 boutiques en 10 ans. Aujourd’hui, la marque est présente à Dehli, Bombay, Hong Kong et Macao, et vient d’ouvrir cette année, une boutique à Madison Avenue à New York et cette semaine à Old Bond Street à Londres ». Lors de sa première venue à la Biennale des Antiquaires, Nirav Modi a présenté ses pièces de prestige de haute joaillerie à la hauteur de l’événement. Ses parures en boules d’émeraudes rivalisent de beauté avec ses colliers en diamants avec des tailles maisons Endless ou Jasmine, rendant hommage au métier de diamantaires de sa famille. Mais il aime aussi développer des bijoux beaucoup plus techniques comme cet incroyable bracelet orné de rondelles flexibles en diamants ou le bracelet totalement articulé qui s’ouvre et se referme grâce à un mécanisme secret. « Le Embrace bangle est réalisé avec 900 pièces et serti de 1500 diamants montés sur titane. Il sera certainement un futur best seller ! », confirme-t-il. Nirav Modi propose une gamme très étendue entre 50.000 et 500.000 euros voire jusqu’à 3 millions d’euros pour ses pièces de haute joaillerie. La campagne, réalisée par l’agence Select World et shootée par le célèbre photographe Peter Lindbergh, met en scène 3 jeunes femmes enjouées et heureuses de porter les bijoux allant des parures de prestige aux bijoux plus abordables. « Nous avons choisi trois muses, Rosie-Huntington-Whiteley, Lisa Haydon et Andreea Diaconu, portant avec une élégance décontractée des modèles de la marque reconnus pour leur luxe ou leur ingéniosité, dans la lignée du slogan de la marque « No one shines brightest alone », renchérit Olivier Rose Van Doorne. « C’était important de montrer une image de la femme moderne, des femmes qui viennent acheter des bijoux ensemble tout en s’amusant ». Nous n’attendons plus qu’une boutique à Paris pour venir essayer les nouveaux joyaux de Nirav Modi !

La maison de Grisogono joue la carte diamant à la « Folies » !

Toujours aussi glamour, la maison de Grisogono a misé pour la Biennale des Antiquaires sur une collection de bijoux en diamants baptisée tout simplement « Folies ». Le fondateur et créateur, Fawaz Gruosi avait déjà créé l’événement lors du Festival de Cannes en présentant son incroyable diamant « The 14 Febreiro », un diamant brut d’exception de 404 carats. Le jour de la Biennale, il dévoile « The Constellation », un diamant brut mesurant plus de 6 centimètres et pesant 813 carats. Le diamant a été découvert en novembre 2015 par la société canadienne Lucara Diamond dans la mine de Karowe au Botswana et la pierre a été vendue 63 millions de dollars au terme d’une enchère très disputée. « Je suis heureux d’avoir la chance de travailler un diamant aussi incroyable et historique que The Constellation. En tant que joaillier, je suis conscient de la responsabilité extraordinaire qui vient de m’être confiée, à la fois envers la pierre et envers l’équipe qui a travaillé si dur pour l’acquérir. C’est un honneur et un privilège de pouvoir mettre ma créativité en matière de taille et de sertissage au service d’un tel joyau. J’ai déjà plusieurs idées que je suis impatient de mettre en œuvre », explique Fawaz Gruosi. En version blanc & noir, il propose un collier aux lignes contemporaines, composé de plaques d’onyx rectangulaires, surmontés de diamants en forme de poire. Jouant avec des effets d’optique, il associe le diamant blanc au « carbonado », la structure polycristalline des diamants noirs qui fait la marque de fabrique de la maison. Le collier « Pure Desire » est d’une élégance rare avec ce tourbillon de saphirs dégradés allant jusqu’à cette incroyable poire en diamant de 45,93 carats. Une belle leçon de style pour ces diamants éternels !

Boghossian et la juxtaposition des inlays

Joailliers et négociants depuis plus de six générations, la famille Boghossian d’origine arménienne a créé ses premiers bijoux au début du 20e siècle, construisant sa marque sur sa renommée et ses relations personnelles. Sa célèbre technique du « Inlay » ou encore appelée poétiquement « Kissing gems » (des gemmes qui s’embrassent) superpose des pierres de tailles et de couleurs différentes créant un effet de marqueterie de gemmes. « Etre présent à la Biennale était pertinent car notre maison a un véritable héritage de l’art joaillier et une double culture entre l’est et l’ouest », explique Ralf Boghart. « Après avoir entièrement restauré la Villa Empain à Bruxelles, la Fondation Boghossian y installe son siège en 2010. Véritable joyau architectural, splendide témoin de son époque, la Villa Empain est aujourd’hui un Centre d’art et de dialogue entre les cultures d’Orient et d’Occident, de rencontres et de découvertes, d’émotions partagées et d’émerveillement ouvert à tous ». Des parures en nacre et diamants ou les bagues émeraudes ou saphirs en « Inlay » évoquent diverses contrées entre la Perse, l’Arménie ou tout simplement Byzance. Un voyage à travers le temps et l’histoire du bijou.

Dossier réalisé par Kyra Brenzinger

Légendes :

Cindy Chao The Art Jewel, pièce unique « Black Label 2015-2016 Ruby Butterfly », 1490 rubis dont 1 sang de pigeon de 5,16 carats et 1070 diamants sur or blanc et argent
Cindy Chao The Art Jewel, bracelet « Sapphire Rose Bangle » avec dégradé de saphirs (39 carats) et diamants jaunes et blancs (104 carats) sur or blanc et argent – Crédit photo : Corrado Bortone
Cindy Chao The Art Jewel, broche « Ruby Rose Brooch », cabochon en rubis de 149.91 carats et 1660 rubis (65 carats), spinelles et diamants jaunes sur titane – Crédit photo : Corrado Bortone
Campagne de Nirav Modi réalisée par l’agence Select World. Les trois muses, Rosie-Huntington-Whiteley, Lisa Haydon et Andreea Diaconu, portent avec élégance les parures présentées à la Biennale
Campagne de Nirav Modi shootée par le célèbre photographe Peter Lindbergh- Agence Select World
La campagne de Nirav Modi met en scène les Embrace bangle avec un mécanisme breveté – Agence Select World
Dernière acquisition de la maison de Grisogono : « The Constellation », un diamant brut mesurant plus de 6 centimètres et pesant 813 carats !
Maison de Grisogono, collier serti de diamants blancs et « carbonado », structure polycristalline des diamants noirs qui fait la marque de fabrique de la maison
Maison de Grisogono bague haute joaillerie, 1 diamant taille émeraude (10.33 carats), 200 émeraudes et 472 diamants blancs sur or blanc
Boghossian, collier nacre et diamants en Inlay
Boghossian, bague saphir taille coussin de Ceylan et calcédoine
Boghossian, bague émeraude de Colombie (15,02 carats) et diamant (1,48 carats)