Yael Sonia s’engage pour les artisans de Teçume au Brésil
Yael Sonia s’engage pour les artisans de Teçume au Brésil
Yael Sonia s’engage pour les artisans de Teçume au Brésil
Yael Sonia s’engage pour les artisans de Teçume au Brésil
Yael Sonia s’engage pour les artisans de Teçume au Brésil
Yael Sonia s’engage pour les artisans de Teçume au Brésil
Yael Sonia s’engage pour les artisans de Teçume au Brésil
Yael Sonia s’engage pour les artisans de Teçume au Brésil
Yael Sonia s’engage pour les artisans de Teçume au Brésil
Yael Sonia s’engage pour les artisans de Teçume au Brésil

Au cœur de l’Etat d’Amazonas, au nord-ouest du Brésil, non loin du fleuve Amazone, Yael Sonia découvre l’artisanat des femmes de cette région qui a donné naissance à une collection riche d’émotion.

Comment est partie l’idée de création de cette collection ?
Yael Sonia : L’ONG Casa do Rio, fondée par Thiago Cavalli, m’a présenté ce projet au mois de mars dernier en me proposant d’aller connaitre personnellement les artisans de Teçume pour éventuellement collaborer sur une série de bijoux.

Quel est l’objectif de cette association ?
Yael Sonia : En dépit de riches traditions et de ressources naturelles, les populations riveraines ne disposent souvent ni des ressources ni des infrastructures suffisantes pour produire leurs produits artisanaux. Pour cette raison, ils ont également du mal à transmettre leurs techniques artisanales aux jeunes, ce qui entraîne une perte culturelle et des opportunités manquées de générer des revenus. Casa do Rio a travaillé avec les habitants des rivières Castanho, Mamori, Tupana et Igapó Açu afin de promouvoir le développement local durable, la création d’emplois et de revenus et la préservation de l’identité artisanale.

Pouvez-vous nous décrire votre voyage ?
Yael Sonia : C’était magnifique et riche comme expérience ! Mon vol est arrivé à Manaus, capitale de l’état de l’Amazonas. Tôt le matin, nous avons pris une voiture pour arriver au bord de deux rivières pour les traverser. Ensuite, on a repris la route pendant 2 heures pour retrouver la rivière Tupana sur laquelle on a pris un autre bateau pour enfin arriver à Careiro. Un lieu magique. C’était l’époque où les rivières étaient pleines : en bateau, on avait l’impression de voler car on ne voyait que le reflet du ciel dans l’eau !

Comment s’est passée la rencontre de la communauté ?
Yael Sonia : On a rencontré que quatre des femmes de la communauté. Elles ne vivent pas a côté et parfois elles sont obligées de s’occuper de leur famille. C’était très émouvant d’écouter leurs histoires de vie et comment avec leur art et l’association, elles sont arrivées à devenir indépendantes, apprendre à lire et à écrire, devenir plus confiante. Touchant de pouvoir participer.

Et quel artisanat vous a intéressé ?
Yael Sonia : Le tissage de fibres naturelles venant de plantes et notamment le Cipó, qui vient de la vigne « ambé ». Elles ont appris à prendre les fibres sans détruire la plante, pour rendre leurs produits « sustainable », c’est-à-dire durable. C’était un véritable challenge pour moi de l’associer à mes créations. Et j’aime tout particulièrement le contraste des matières précieuses avec cette matière naturelle et la beauté de ses imperfections. Mais il faut dire que la magie a opéré !

Comment peut-on trouver ces créations ?
Yael Sonia : Les bijoux sont vendus exclusivement au showroom de New-York et à Sao Paolo au Brésil depuis le 18 octobre dernier. Il s’agit d’une série limitée de 6 modèles dont la vente va au profit de l’association.

Pour en savoir plus : https://brazilfoundation.org/project/casa-do-rio-2/www.yaelsonia.com

Interview de Kyra Brenzinger