Année 1900: la belle exposition universelle des joailliers français
Année 1900: la belle exposition universelle des joailliers français
Année 1900: la belle exposition universelle des joailliers français
Année 1900: la belle exposition universelle des joailliers français
Année 1900: la belle exposition universelle des joailliers français
Année 1900: la belle exposition universelle des joailliers français
Année 1900: la belle exposition universelle des joailliers français

 

A travers son blog sur l’histoire de la joaillerie, Jean-Jacques Richard nous dévoile les merveilles de l’exposition universelle de 1900.

Nous vous présentons un extrait de son article que nous vous invitons à découvrir dans son intégralité sur son blog.

« Écrire l’histoire du bijou en France pendant le XIXe siècle serait une entreprise considérable, qui nécessiterait un gros volume et beaucoup de temps pour être menée à bonne fin. Nous laissons à de plus vaillants le soin de la tenter, et de traiter avec tout le développement qu’il mérite un sujet aussi intéressant. », expliquait déjà Henri Vever.

Apparu au début des années 1890, on peut considérer qu’à partir de 1905, l’Art nouveau avait déjà donné le meilleur de lui-même et que son apogée est atteint. Avant la Première Guerre mondiale, ce mouvement évolua vers un style plus géométrique, caractéristique du mouvement artistique qui prendra la relève : l’Art déco.

Henri Vever avait prévu le déclin, tous, et toutes les disciplines s’étaient ruées vers l’Art nouveau,  car comparé aux époques précédentes, il suggérait le mouvement, la passion, la vigueur des idées nouvelles.

Henri Jean Baptiste Eugène Vever est né à Metz (Lorraine), le 16 octobre 1854 et il est mort en décembre 1954 à Noyers (Eure). Ce joaillier, mais aussi écrivain et collectionneur d’art français, est rattaché au courant de l’Art nouveau. Il est aussi un bibliophile renommé et l’un des principaux collectionneurs d’œuvres d’art japonais d’avant guerre. Découvrons quelques pièces caractéristiques de Henri Vever : le pendant, Sylvia avec la tête, le buste et  les bras en agate sculptés, les ailes en  émaux verts translucides et diamants, le corsage en  brillants, deux rubis poires. La robe est d’émail jaune et noir sur or. Et le pendant Bretonne de profil: tête et cheveux or glacé d’émail légèrement dépoli, coiffure et rubans d’opales bleues encadrées de brillants; les genets du fond émail tons naturels.

Gustave Roger Sandoz est le père de Gérard Sandoz,  Gustave Roger était bijoutier et horloger. Henri Vever  a écrit ceci à propos de Gustave Roger Sandoz : « Son fils, Gustave-Roger Sandoz (1867), est le digne héritier des éminentes qualités de son père; il lui a succédé en 1891. En 1895, il transféra rue Royale ses magasins, désormais plus spécialement consacrés à la joaillerie. Il ne quitta pas le vieux Palais auquel s’était tant intéressé. Son père sans avoir écrit, en collaboration avec Victor Champier, un ouvrage apprécié, le Palais – Royal, édité par la Société de propagation des Livres d’art. Membre du jury à l’Exposition de 1900. G.-Roger Sandoz a brillamment soutenu la réputation de sa maison en exposant des pièces de joaillerie et de bijouterie très remarquées, ainsi que des objets d’art très intéressants ». Découvrons cette broche de 1900 mettant en scène une fleur de Lotus, entourée de nénuphars. La finesse des libellules en émail plique-à-jour, les turquoises, les diamants sont tout simplement parfaits.

Si certains joailliers exerçant en 1900 sont très connus, d’autres moins, certains pas du tout, pour ne pas dire inconnus. Et pourtant que de talents, si nombreux, c’est pourquoi  je les présente.

Ainsi, Louis Bonny était cité dans les années 1900 comme l’un des joailliers du mouvement Art Nouveau. En 1903, dans la Revue l’Art Appliqué, il est décrit un bijou de corsage comme  “Bijou Moderne”. Le feuillage ornemental Art Nouveau, les feuilles sont bordées d’émail translucides, diamants aux tiges et aux pendentifs brillants et rubis.

Gabriel Falguières, il existe peu d’éléments sur lui et il se serait associé avec Alphonse Auger pendant quelques années a partir de 1864. Il a réalisé des pièces exceptionnelles, dignes des plus grands musées, comme le pendentif “Orphée” 

Revendu par Christie’s, un autre pendentif datant de 1900 en or, diamants, émail et opale démontre le grand talent  de Gabriel Falquière en exécutant le mouvement de la chevelure avec des fils ronds en or.

La Maison Skinner de Boston (USA) a revendu ce rare bijou de Gabriel Falguière: « Fécondité » de Gabriel Falguière, en or jaune, émail, diamants et perles fines.

Pour finir, je reprendrai la citation de l’historienne de la joaillerie Vivienne Becker de Gabriel Mourey qui déclara en 1902 : “Depuis la libre expansion du mouvement moderne, les bijoux sont devenus une sorte d hommage passionné, déposé par les hommes d’aujourd’hui au pied de l’éternel féminin”

 Article de Jean-Jacques Richard

 

Retrouvez l’intégralité de l’article :

https://www.richardjeanjacques.com/2021/02/1900-la-belle-exposition-universelle.html

Et un autre article consacré à Gabriel Falguières : https://www.richardjeanjacques.com/2020/02/de-gabriel-falguieres-ralph-esmerian.html

Retrouvez une interview sur Jean-Jacques Richard publié dans le Guide-Joailliers :

https://www.guide-joailliers.com/personnalite-metier-parcours-de-jean-jacques-richard/

Légendes :

1- Henri Vever, pendant, Sylvia : la tête, le buste et  les bras en agate sculptés: les ailes en  émaux verts translucides et diamants, le corsage en  brillants, deux rubis poires. La robe est d’émail jaune et noir sur or.
2- Henri Vever, pendant Bretonne de profil: la tête et cheveux or glacé d’émaíl légèrement dépoli, coiffure et rubans d’opales bleues encadrées de brillants; les genets du fond émail tons naturels.
3- Gustave Roger Sandoz, broche de 1900 mettant en scène une fleur de Lotus, entourée de nénuphars, libellules en émail plique-à-jour, turquoises et diamants.
4- Louis Bonny,  bijou de corsage, les feuilles sont bordées d’émail translucides, diamants aux tiges et aux pendentifs brillants et rubis.
5- Gabriel Falguières, broche « Orphée » en or, diamants et pierre dure sculptée ” environ 1901.
6- Gabriel Falguière, pendentif en or, diamants, émail et opale de 1900 avec mouvement de la chevelure en fils ronds en or.
7- Gabriel Falguière : « Fécondité » de Gabriel Falguière, en or jaune, émail, diamants et perles fines – Photo : SkinnerLot 232