Chaumet et les Beaux-Arts de Paris dévoilent l’exposition Végétal, l’Ecole de la Beauté
Chaumet et les Beaux-Arts de Paris dévoilent l’exposition Végétal, l’Ecole de la Beauté
Chaumet et les Beaux-Arts de Paris dévoilent l’exposition Végétal, l’Ecole de la Beauté
Chaumet et les Beaux-Arts de Paris dévoilent l’exposition Végétal, l’Ecole de la Beauté
Chaumet et les Beaux-Arts de Paris dévoilent l’exposition Végétal, l’Ecole de la Beauté

Installée pour 3 mois aux Beaux-Arts à Paris, l’exposition célèbre le caractère intemporel de la nature à travers le prisme universel de l’art et de la beauté.

Plus de 400 œuvres sont mises en scène croisant ainsi les différentes visions, les supports et les époques.

La maison Chaumet et l’Ecole des Beaux-Arts de Paris ont choisi le botaniste Marc Jeanson comme commissaire de l’exposition (directeur du jardin Majorelle à Marrakech) pour apporter sa vision de la beauté entremêlant savamment le monde de l’art, de la joaillerie et des sciences. On y retrouve aussi bien des peintures, des sculptures, des tapisseries ou du mobilier que 80 pièces joaillières. Nombreuses de ces parures proviennent du patrimoine de la maison Chaumet qui s’est toujours déclarée une identité naturaliste avec des créations aux formes artistiques étroitement liées au végétal. Les autres créations proviennent d’autres Maisons telles que les grands maîtres de l’art Nouveau comme René Lalique ou Henri Vever.

Près de 70 musées, fondations, galeries et collectionneurs privés français et internationaux sont impliqués dans cette exposition qui cherche à allier sensation et émotion.

La scénographie du Studio Adrien Gardère a été imaginée de telle sorte que le visiteur soit affranchi de toute chronologie et considère sa visite comme une promenade à travers différents paysages qui se succèdent. Ainsi, cette exposition nous invite à nous questionner sur la notion du temps, à travers l’éternité de la nature et la patience dont fait preuve le joaillier pour réaliser ses pièces.

Pour ce qui est du parcours, l’exposition commence avec une immense fresque de Eva Jospin évoquant la foret réalisée en carton et en bois qui est une représentation de l’identité de l’arbre à travers différentes espèces comme le chêne, le lierre, les fougères…

La section suivante se nomme l’Estran. Abandonnées sur le sable par la marée descendante, les algues sont riches de structures et de couleurs exceptionnelles qui en ont fait d’importantes sources d’inspiration pour les créations joaillières de la Maison Chaumet.

Vient ensuite La Roselière où le roseau, si cher à Chaumet et aux artistes comme Monet qui est également mis en valeur avec son tableau les Iris.

La partie suivante, intitulée Le Domestiqué se concentre sur les céréales et en particulier le blé qui fut l’une des premières plantes à être domestiquée. Symbole de fertilité, d’abondance et de richesse, mais aussi symbole fort de la Maison Chaumet, l’épi de blé s’est retrouvé dans l’ornement de plusieurs grandes figures historiques.

À leurs côtés, de nombreuses créations joaillières issues de collections particulières confirment l’inédit : diadème Bedford, bracelet aux nymphéas, broches hanneton, martin-pêcheur, diadème-bandeau
feuille de chêne, suite d’hirondelles, diadème aux œillets, broche de la reine Hortense.

Figure emblématique de la maison Chaumet, l’impératrice Joséphine occupe une place d’honneur au sein de cette exposition car elle fut non seulement une cliente très prestigieuse et régulière de la maison, mais c’est elle aussi qui fit avancer l’horticulture grâce à sa passion pour les sciences naturelles. De nombreux diadèmes évoquent la riche histoire entre la maison Chaumet et les grandes cours européennes.

La nature est un matériau mémoire qui permet à chacun de plonger dans ses propres souvenirs et d’en dégager des émotions personnelles. C’est aussi un sujet très actuel qui s’inscrit dans les problématiques environnementales contemporaines et qui ainsi place cet événement au cœur de la société.

Les dessins occupent une place importante car ils sont le trait d’union entre toutes ces œuvres et accentuent l’importance de la création et de la transmission. Cette notion d’héritage prend tout son sens quand on sait que cette exposition a permis la restauration d’une trentaine d’œuvres, des plus humbles aux plus prestigieuses, comme la tapisserie aux Mille-fleurs du XVIe siècle de 8 mètres de long qui est dans la dernière salle de l’exposition.

L’exposition se termine aussi sur deux œuvres exceptionnelles de Guiseppe Arcimboldo, prêtées par le Louvre. Le Printemps et L’Été qui invitent les visiteurs à se poser la question de la relation qui existe entre l’humain et le non-humain et qui entre en résonnance avec notre actualité.

Exposition Végétal – L’Ecole de la Beauté

du 6 juin au 4 Septembre

Beaux-Arts de Paris

13, quai Malaquais

Paris 6ème

Article réalisé par Salomé Trousselle, supervisé par Kyra Brenzinger dans le cadre du bachelor Luxe de l’Ecole EAC-ING

 

Photos réalisées lors du vernissage de l’exposition par Kyra Brenzinger