La collection Al Thani à l’Hôtel de la Marine
La collection Al Thani à l’Hôtel de la Marine
La collection Al Thani à l’Hôtel de la Marine
La collection Al Thani à l’Hôtel de la Marine
La collection Al Thani à l’Hôtel de la Marine
La collection Al Thani à l’Hôtel de la Marine
La collection Al Thani à l’Hôtel de la Marine
La collection Al Thani à l’Hôtel de la Marine
La collection Al Thani à l’Hôtel de la Marine
La collection Al Thani à l’Hôtel de la Marine

Inauguré en juin dernier, l’Hôtel de la Marine accueille désormais la Collection Al Thani dans une aile tout spécialement dédiée à cette fondation.

Fruit d’un partenariat unique entre la RMN et cette fondation Qatari qui a financé en partie la restauration de l’Hôtel de la Marine, l’exposition Trésor de la Collection Al Thani lance une première série d’expositions pour les 20 ans à venir.

La première exposition temporaire intitulée Trésors de la Collection Al Thani met en lumière environ 120 œuvres couvrant une longue période de l’Antiquité au XIX siècle.

L’exposition se déroule dans 4 galeries et notamment dans les espaces où étaient entreposés les tapisseries des collections royales au temps du Garde-Meuble en 1768 (voir notre article https://www.guide-joailliers.com/lhotel-de-marine-joyau-france/).

La première galerie accueille 7 chefs-d’œuvre venus de 4 continents et couvrant une période de plus de 5000 ans.

Ces œuvres d’art ouvrent une fenêtre sur les valeurs et croyances des grandes civilations comme :

La contemplatrice d’étoiles dite de Schuster, une tête de pharaon de la XVIII dynastie en jaspe rouge, une sculpture de la dynastie chinoise des Han représentant un ours et un pendentif Maya en forme de masque.

La deuxième galerie met en relief les visages à travers les âges sous forme d’expression stylisées ou de portraits réalistes. Citons par exemple des têtes d’hommes en quartzite (vers 2050 av. J.C.), une tête de reliquaire Fang-Betsi venant du Gabon ou un buste en calcédoine de l’empereur Hadrien (vers 1240 et remonté au XVIe siècle sur un torse en vermeil).

La troisième galerie est conçue pour mettre en valeur les matières précieuses d’œuvres d’art antique comme des pierres finement ciselées, bijoux et ornements. Ainsi, un gobelet d’or de l’Iran (1100-900 av. JC) rivalise de beauté avec une coupe en agate représentant Eros chevauchant une panthère provenant probablement d’Alexandrie. A cette occasion, l’on découvre l’art lapidaire olmèque du Golfe du Mexique (1200 av. JC) qui s’est intéressé à la thématique de l’homme dans le cosmos.

La quatrième galerie met en lumière les chefs-d’œuvre des terres d’Islam présentant des précieux manuscrits, pièces de ferronnerie, textiles ou objets et bijoux provenant de l’ensemble du monde musulman du Califat omeyyade à l’Empire Moghol. Citons la coupe à vin en jade de l’empereur moghol Jahangir ou un folio du Coran bleu, l’un des manuscrits les plus célèbres datant du début du Moyen Âge.

Cette première exposition nous offre de belles perspectives pour la ville de Paris qui va avoir le privilège de dévoiler ces objets rares de la collection Al Thani, auparavant présentées au MET de NY ou à V&A Museum de Londres. Paris vaut bien un musée !

 

Pour en savoir plus :

https://www.hotel-de-la-marine.paris/
https://www.thealthanicollection.com/fr

Photos de Claude Lisbona