Courbet, la joaillerie sur-mesure et éco-responsable
Courbet, la joaillerie sur-mesure et éco-responsable
Courbet, la joaillerie sur-mesure et éco-responsable
Courbet, la joaillerie sur-mesure et éco-responsable
Courbet, la joaillerie sur-mesure et éco-responsable

La marque, pionnière en France sur le marché des diamants de synthèses de laboratoire, donne son avis sur le futur de la joaillerie en centrant son activité sur l’écologie et l’éthique tout en se lançant dans le service sur-mesure.

Rencontre avec Marie-Ann Wachtmeister, co-fondatrice et directrice artistique de la maison Courbet qui chamboule les codes de la joaillerie de la place Vendôme.

– Pourriez-vous nous présenter l’étendue de votre offre produit ?
Marie-Ann Wachtmeister : Notre positionnement haut de gamme est un parti pris. Nous sélectionnons nos fournisseurs et travaillons aujourd’hui avec de l’or 18 carats recyclé. Nous proposons 5 collections et le C et le O, initiales de la marque, sont intégrés dans tous les designs de ces collections. C’est un symbole fort des valeurs de la marque comme la transparence entre clients et les fournisseurs qui forment notre communauté. Une émeraude de synthèse est cachée pour symboliser le côté « vert » donc le choix écologique du client. Nous avons également 2 collections haut de gamme qui se nomment O2 et Let’s Commit. Prochainement, nous proposerons une collection haute joaillerie, Constellation avec notamment un collier en or composé de 100 carats de diamants de synthèse. Nous allons battre un record en créant en laboratoire un diamant D, E ou F de 15 carats qui sublimera cette création.

– Comment fait-on pour créer son bijou sur-mesure avec Courbet ?
Marie-Ann Wachtmeister : Nos responsables de showroom reçoivent les clients, puis un designer prend le relais sur leur projet. Le designer cerne le besoin et les idées pour proposer aux clients différentes alternatives sous forme de dessins. Il est parfois nécessaire, sur demande exceptionnelle de produire les pierres sur-mesure pour les pièces, mais nous avons des stocks de pierres pour la plupart des demandes.

– Pour la production sur mesure, est-ce que vous partez de designs existants ?
Marie-Ann Wachtmeister : Nos collections sont présentées en premier pour illustrer notre univers. Nos lignes sont des sources d’inspirations qui peuvent être personnalisées. Dans d’autres cas, de nouveaux designs peuvent être créés pour répondre aux attentes des clients.

– Avez-vous des limites pour la production en laboratoire ?
Marie-Ann Wachtmeister : Les seules limites que nous rencontrons sont les limites de la nature. Les mécanismes naturels sont reproduits pour former des pierres de toutes couleurs et tailles. Nous ne pouvons que synthétiser des phénomènes naturels et non en créer de nouveaux.

– Aujourd’hui que représente la demande du sur mesure dans votre production ?
Marie-Ann Wachtmeister : Courbet reste une jeune marque au milieu des grandes maisons de la place Vendôme. C’est ce qui nous permet d’être très flexible sur les demandes de nos clients. Aujourd’hui, les demandes sur-mesure représentent entre 10 et 15% de nos clients et c’est quelque chose que nous encourageons.

– Quel est votre type de clientèle ?
Marie-Ann Wachtmeister : Aujourd’hui, Courbet est une marque qui plaît beaucoup à une clientèle plutôt jeune. Les tendances du marché dans lesquelles nous nous inscrivons jouent sûrement un rôle. Notamment, nous observons que beaucoup de jeunes couples font appel à nous pour des bagues de fiançailles. Pourtant, ce n’est pas une envie de la marque de communiquer et d’attirer uniquement cette clientèle. Mais nous sommes très contents que cela s’impose à nous.

– Que pensez-vous de cette « guerre » de communication qui commence entre les lobbys des diamants naturels et les acteurs des diamants de laboratoires ?
Marie-Ann Wachtmeister : Je trouve ça dommage, mais je suis une guerrière ! Courbet reste dans le message positif et dans l’écologique, mais ne stigmatise pas. Nous sommes nouveaux sur le marché et des pionniers, mais nous avons la sensation de devoir nous justifier auprès de la concurrence. Nous sommes au centre de la restructuration du marché et il faut voir le côté positif, car cela crée un nouveau marché. Les marques ont un terrain de jeu bien plus important. Les diamants naturels font une erreur, l’écologie n’est pas possible pour eux. Ils ne peuvent pas devenir éco-responsables, je trouve donc cela dommage…

– Les normes sont-elles les mêmes partout ?
Marie-Ann Wachtmeister : Des certifications se mettent en place pour la transparence du produit. La certification SCS (pierre durable) deviendra certainement obligatoire pour être légitime sur le marché des pierres de synthèses, au même titre que le GIA pour les diamants naturels. Dans le cadre de nos valeurs, nous sommes en cours d’obtention de ces certificats pour la traçabilité de nos produits.

– Pouvez-vous nous expliquer votre stratégie RSE ?
Marie-Ann Wachtmeister : Lors d’une conférence, nous avons expliqué les 3 orientations : Origines, Créations et Horizons. Origine se rapporte au choix de la chaîne de sous-traitance, à la manière dont les matières premières sont acquises, conçues et fournies. En 2023 : 80% de l’or recyclé employé par Courbet viendra du e-waste versus 50% aujourd’hui et 5% viendra de l’up-cycling d’anciens bijoux de nos clients. Dans le secteur des diamants de laboratoire, il y a une recherche continue pour diminuer l’empreinte carbone et dès l’an prochain, la maison pourra diminuer de 80%. Créations : Ce pilier souligne la façon dont la maison éco-crée ses collections et ses boutiques, organise la distribution des bijoux ainsi que le branding de sa marque. Courbet s’engage que 80% de packaging sera upcyclé 
en 2023 et 100% d’ici 2028. Autre engagement : Circularité du cycle de vie de ses bijoux avec transformation pour une 2nd vie.
Horizons : ce pilier se réfère aux relations que Courbet entretient avec ses clients. Nous souahitons faire évoluer l’appellation du diamant créé en laboratoire et confirmer sa valeur ou encore mettre en avant la magie du génie humain ; Soutenir les 5 associations partenaires via la collection Let’s Commit 
et choisir des égéries engagées.

– Comment voyez-vous l’évolution de ce marché dans le futur ?
Marie-Ann Wachtmeister : Je pense que le marché va évoluer et les certifications créeront ce classement. Nous sommes dans une phase intermédiaire où les principaux acteurs sont en attente du tournant. Déjà, De Beers investit et s’engagera sûrement plus dans ce marché. Cela ira très vite grâce aux tendances actuelles et ce changement sera fort. Encore il y a 3 ans, le produit n’était pas présent et  aujourd’hui, il est une alternative possible et disponible. Cela va s’accélérer à un rythme exponentiel.

– Un dernier mot pour l’avenir ?
Marie-Ann Wachtmeister : A l’avenir, je souhaite à toutes les marques d’adopter des perspectives de beauté et d’écologie !

Interview réalisée par Thibaut Naert et supervisée par Kyra Brenzinger pour l’Ecole EAC.

Légendes visuels : by courtesy Courbet @pmonetta

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