Ile de Ré Galop : une Écurie de Territoire qui gagne à être connue !  
Ile de Ré Galop : une Écurie de Territoire qui gagne à être connue !  
Ile de Ré Galop : une Écurie de Territoire qui gagne à être connue !  
Ile de Ré Galop : une Écurie de Territoire qui gagne à être connue !  
Ile de Ré Galop : une Écurie de Territoire qui gagne à être connue !  
Ile de Ré Galop : une Écurie de Territoire qui gagne à être connue !  
Ile de Ré Galop : une Écurie de Territoire qui gagne à être connue !  
Ile de Ré Galop : une Écurie de Territoire qui gagne à être connue !  
Ile de Ré Galop : une Écurie de Territoire qui gagne à être connue !  
Ile de Ré Galop : une Écurie de Territoire qui gagne à être connue !  

Créée en 2015 par la volonté farouche de deux passionnées de chevaux, Capucine Nicot, grand entraîneur et Véronique Vigouroux, cavalière de concours complet, l’écurie Ile de Ré Galop est une histoire unique à découvrir dans cette interview exclusive en présence de Patrick Bouraine, président de l’association.

Pouvez-vous nous expliquer l’histoire  d’une Ecurie de Territoire ?

Véronique Vigouroux : Nous avons imaginé cette histoire  et nous sommes allés jusqu’au Sénat pour faire évoluer le statut des écuries de courses ! Les grandes écuries appartiennent généralement  des propriétaires renommés : comme le prince Aga Khan ou la famille Wertheimer (Chanel)  ou des fonds d’investissement. Notre projet avec la création d’une Ecurie de Territoire (marque déposée) c’était au contraire de rendre populaire ce milieu en créant une association avec une adhésion à partir de 50 euros jusqu’à 500 euros !

Quel est l’intérêt de faire partie de cette association ?

Patrick Bouraine: Mon épouse Hélène et moi-même étions passionnés par les chevaux et nous avons rencontré ces deux jeunes femmes qui avaient un projet vraiment inédit qui nous a tout de suite séduit. Faire partie de cette association c’est découvrir les coulisses d’une course car vous êtes invité dans l’espace des propriétaires avant et après la course. C’est aussi vivre une course en direct avec toute l’adrénaline que cela comporte et un bon moyen de rencontres sur les hippodromes. Et c’est aussi s’engager pour le développement d’un territoire en étant derrière une équipe locale.

Combien de chevaux de courses avez-vous ?

Capucine Nicot: Actuellement, pour la Casaque de L’ Île de Ré, nous avons 2 chevaux de course : Prophets Pride qui vient de gagner le 13 mai dernier à La-Teste-de-Buch près d’Arcachon. C’est un pur-sang anglais de 11 ans qui court comme un jeune homme et qui surtout veut nous faire plaisir en donnant toujours le meilleur ! Nous avons également Royal Vati qui a remporté le 4 janvier 2020 une course sur l’hippodrome de Deauville et  le 13 décembre 2020, une course à Pau. Et notre ancien champion Lord of Grace a gagné en 2016 une course à Chantilly et aujourd’hui, il est à la retraite à la suite d’une blessure en course.

Votre projet c’est aussi être à l’écoute du bien-être des chevaux…

Capucine Nicot: Tout à fait, nous avons une autre vision du cheval de course. Nous n’avons pas de très jeunes chevaux  qui courent juste 1 ou 2 ans… Au contraire, nous avons des chevaux comme Prophets Pride qui a encore envie de courir à 11 ans ! Nous sommes à leur écoute en faisant seulement 1 course par mois et selon le terrain, nous choisissons le cheval. Et pour les chevaux qui ne courent plus, nous avons aménagé un « Ehpad » avec vue sur les marais fleuris de l’Ile de Ré ! Et là aussi c’est une première, leur retraite est financée par la vente des produits dérivés de l’écurie, fabriqués chez un commerçant de L’ Ile de Ré (Ré Sport).

Combien coûte un cheval de course ?

Véronique Vigouroux : C’est un peu comme une voiture, tout dépend de la catégorie… Pour un cheval qui court sur les courses nationales, il faut compter environ 20.000 euros. Mais il faut prévoir  pratiquement le double pour l’entretien, car comme les athlètes, ils voient régulièrement des vétérinaires, ostéopathes, kinésithérapeutes…

Vous souhaitez proposer ce projet d’écurie de territoire à d’autres régions ?

Véronique Vigouroux : En effet, nous aimerions avoir 20 régions d’ici 5 ans qui développent notre projet dans leur territoire. Nous leur mettons à disposition un cahier des charges pour développer ce projet. D’ailleurs, le Stade Rochelais, notre parrain, nous soutient et nous aide à développer ce projet car nous aimerions réaliser un championnat national, dès  les 5 premières écuries de territoire lancées.

Quelles aides recevez-vous au niveau des entreprises locales ?

Patrick Bouraine: Nous avons le soutien de 24 entreprises partenaires, aussi bien des petites PME comme les Huitres de Trousse Chemise, la Galerie Thierry Bertrand, Le Restaurant À L’Ouest  que la maison de luxe Sotheby’s, mais également  des grands groupes comme Loxam ou Intermarché. Mais nous avons aussi 300 membres dans notre association qui sont des gens comme vous et moi qui sont enthousiasmés par ce projet, ainsi que les collectivités locales. C’est avant tout un projet associatif et nous nous rassemblons annuellement à L’Ile de Ré autour d’un moment convivial en dégustant les spécialités de la région.

Vos lecteurs peuvent très bien adhérer et nous suivre sur nos newsletters et réseaux sociaux et venir voir la vie de l’écurie en live !

Pour en savoir plus : https://www.iledere-galop.com/

Reportage par Kyra Brenzinger – Photographe Olivier Jacquet