Laulhère : le retour du béret sur le devant de la scène
Laulhère : le retour du béret sur le devant de la scène
Laulhère : le retour du béret sur le devant de la scène
Laulhère : le retour du béret sur le devant de la scène
Laulhère : le retour du béret sur le devant de la scène
Laulhère : le retour du béret sur le devant de la scène
Laulhère : le retour du béret sur le devant de la scène

Avec le succès de la série Emily In Paris, le béret est devenu particulièrement tendance.

Au dernier salon Who’s Next, nous avons rencontré Julie, responsable du développement commercial à l’étranger de Laulhère. La dernière fabrique de bérets en France, fondée en 1840 à Oloron-Sainte-Marie dans les Pyrénées, a été sauvée en 2012 par la jeune entrepreneuse Rosabelle Forzy qui a remis le béret au goût du jour.

Quelle est l’origine du béret ?
Son origine remonte à très loin, à la base c’est un chapeau de protection pour les bergers qui étaient dans les montagnes avec leurs moutons. Pour éviter de se faire tremper la figure par la pluie, ils ont décidé de prendre la laine de leurs moutons pour fabriquer ce petit chapeau. Au tout début, il avait pour but de protéger, mais il est devenu un réel accessoire identitaire et de mode.

Quelle est la définition du style Laulhère ?
Notre direction artistique sait capter l’air du temps et les tendances de la mode dans le monde. Avec le béret, il y a ce contraste de la tradition et de la modernité et nous apportons une petite touche d’impertinence car relooké avec des perles, des strass et des éléments plus modernes.  Le béret est le symbole de la France à l’étranger et l’armée française est un de nos plus anciens clients. Mais, le béret représente aussi l’irrévérence, le côté rebelle à la française. Ce symbole peut perdurer en le réinventant tout le temps.

Avez-vous des icônes mode ?
Effectivement, les premières qui me viennent en tête sont les Demoiselles de Rochefort avec Catherine Deneuve et sa sœur ou Brigitte Bardot dans le film Bonnie and Clyde. Il y a également Emma Watson dans le rôle d’Hermione dans Harry Potter. Elle est même venue jusqu’à la boutique, rue du Faubourg Saint-Honoré à Paris avec son agent pour avoir le béret Laulhère. Le béret a toujours été le chapeau des gens qui ont quelque chose à dire comme les Black Panthers portant des bérets en cuir et comme plus récemment avec Beyonce et Rihanna. C’est l’accessoire qui permet de faire passer un message.

Avez-vous fait appel à des célébrités pour porter vos créations ?
On ne fait pas appel, les gens viennent à nous. On a beaucoup fait de partenariats avec des influenceuses, bloggeuses et instagrameuses. Elles sont tellement touchées par l’histoire, le savoir-faire de la maison et la beauté des bérets, qu’elles les portent naturellement. On a fait plusieurs couvertures pour les magazines comme Vogue ou Elle et il y a quelques années, Citizen K avait fait une couverture avec Omar Sy portant un de nos bérets !

Quelles sont les étapes de fabrication d’un béret ?
Quand l’entreprise a pu renaître de ses cendres en 2012, nous avons souhaité garder les ateliers avec ce savoir-faire ancestral transmis de génération en génération, que nous avons aussi modernisé. Il faut 2 jours pour faire un béret avec comme 1ère étape le tricotage à partir de fils de laine des toisons des moutons qui est aujourd’hui mécanisée. Ensuite, il y a le remaillage qui implique un tissage fermé en capturant les boucles des deux bordures pour obtenir une forme circulaire. Par la suite, le béret est passé  dans de l’eau chaude savonneuse, pour avoir le côté feutré qui donne la douceur du béret. Ils sont teintés par des couleurs réalisées à partir d’un mélange de pigments. Les bérets sont décorés, certains ont une coiffe en satin et un tour de tête en cuir à l’intérieur. La dernière étape, le bichonnage permet de finaliser le toucher.  On fabrique différents types de bérets en laine, coton ou cachemire.

Votre profession est-elle directement touchée par la crise sanitaire actuelle ?
Nos principaux clients sont des boutiques de mode, des grands magasins, des aéroports, des monuments historiques, donc en effet, nous sommes affectés. Par contre, les ventes en ligne ont décollé, car cela reste un accessoire classique pour l’hiver.

Article réalisé par Manon Richard, supervisé par Kyra Brenzinger dans le cadre du Bachelor Luxe – Groupe EAC-ING

 

Pour en savoir plus :
Instagram : laulhere_france
Site internet : https://www.laulhere-france.com/

 

Photos :
1-5 : Site Internet Laulhère
6-7 : Manon Richard