L’Exhibition(niste) : une exposition vertigineuse de Louboutin !
L’Exhibition(niste) : une exposition vertigineuse de Louboutin !
L’Exhibition(niste) : une exposition vertigineuse de Louboutin !
L’Exhibition(niste) : une exposition vertigineuse de Louboutin !
L’Exhibition(niste) : une exposition vertigineuse de Louboutin !
L’Exhibition(niste) : une exposition vertigineuse de Louboutin !
L’Exhibition(niste) : une exposition vertigineuse de Louboutin !
L’Exhibition(niste) : une exposition vertigineuse de Louboutin !

Célèbre pour ses chaussures à talons aux hauteurs vertigineuses, Christian Louboutin a investi le Palais de la Porte Dorée à Paris pour donner libre cours à son imaginaire avec la complicité du commissaire d’exposition, Olivier Gabet.

Découvrons ses créations qui font rougir de plaisir les fashionistas de la planète entière.

Christian Louboutin est né dans le 12ème arrondissement de Paris, et a toujours été fasciné par la richesse artistique et architecturale du Palais de la Porte Dorée. Aux alentours de ses 10 ans, il fut interloqué après avoir vu un panneau interdisant aux visiteurs de musée de porter des chaussures à talons. Quelques années plus tard, il crée sa ligne de souliers éponyme en 1991 et depuis, le succès ne s’est pas interrompu.

Inspiré par la vision de la princesse Diana, seule devant le Taj Mahal, Christian décide de créer une paire de slippers, ornée des lettres LOVE, pour que jamais elle n’oublie combien elle est aimée. En 1992, le mythe est né. Alors qu’il travaille sur un prototype, il saisit le flacon de vernis à ongles de son assistante et peint la semelle d’un rouge vif et laqué. Le prototype se métamorphose, la magie opère, l’iconique semelle rouge, signature de Christian Louboutin, était née.

Divisé en 11 chapitres, le parcours de l’exposition couvre près de 30 ans de création de Christian Louboutin et met en avant ses différentes sources d’inspirations et procédés créatifs qui composent sa démarche unique.

La découverte commence avec l’Antichambre où l’on retrouve le fameux panneau qui a marqué l’enfance de Christian Louboutin et qui donnera naissance plus tard au soulier Pigalle, un des plus connus de son corpus qui en compte aujourd’hui des milliers.

La seconde partie est intitulée « Early years » qui présente les premières esquisses et les premiers modèles, créés par Christian Louboutin. Ils sont mis en valeur par des vitraux, réalisés par la maison Vitrail à Paris présentant les 8 inspirations fondatrices du travail du créateur : la Parisienne, le Spectacle, la Couture, l’Art, le Voyage, l’Artisanat, la Sexualité et l’Innovation.

Nous retrouvons ensuite la « Salle aux trésors » qui met en scène les créations les plus emblématiques de Louboutin. Les souliers, exposés au cœur d’une retonde pyramidale, s’articulent autour de thématiques révélatrices de l’éclectisme de Christian Louboutin : la couture, les voyages, les extrêmes de la fantaisie et de l’innovation technique.

La visite se poursuit avec la salle « Nudes » évoquant la série, initiée en 2009, qui est aujourd’hui considérée dans le domaine de la mode comme un acte créatif pionnier. Il imagine un soulier couleur chair pour affirmer une forme de transparence et donner à voir une jambe longue à l’infini.

La salle suivante « Atelier » montre des esquisses et créations en gestation qui se poursuit par la salle « suggestions & projections », inspirée du futur et de l’imaginaire. Pour Christian Louboutin, c’est l’aspect décoratif, intimement attaché à l’histoire des styles, qui a inspiré ce type de créations. Mais à l’évidence, ces dernières montrent combien la projection fantasmée et la suggestion peuvent remodeler la vision initiale de ses séries de souliers.

Nous retrouvons ensuite la salle « Théâtre bhoutanais » qui démontre son affection pour le Bhoutan, un pays à l’est de la chaîne de l’Himalaya où il puise son inventivité. Dans ce théâtre, un spectacle prend place autour de deux hologrammes originaux, celui de l’effeuilleuse et danseuse Dita Von Teese, et de l’équilibriste du ballon, Iya Traoré.

Viennent ensuite les salles « biographie », puis « Pop corridor » qui retracent la popularité et l’importance de Christian Louboutin dans le monde avec des figures rassembleuses et positives, sportives ou musicales comme J-Lo, Tina Turner ou Beyoncé.

La salle « Fetish » dévoile la collaboration entre Christian Louboutin et le cinéaste et photographe David Lynch, initiée en 2007. Le soulier devient une manière exacerbée de raconter d’autres histoires, invoquant la question du fétichisme et de la sexualité.

Pour clôturer l’exposition, la dernière salle nommée « Un musée imaginaire » regroupe plusieurs œuvres qui ont inspiré et influencé le créateur depuis sa plus tendre enfance, à commencer par le fameux panneau interdit.

La boucle est bouclée, à travers l’exposition intitulée avec humour  L’Exhibition(niste), Christian Louboutin se met à nu et révèle son univers éclectique, unique et emblématique que le public pourra redécouvrir quand le musée ouvrira à nouveau ses portes…

Pour en savoir plus : https://www.palais-portedoree.fr/

 

Article réalisé par Camille Mannequin, supervisé par Kyra Brenzinger dans le cadre du Bachelor Luxe – Groupe EAC-ING

Légendes :

1- Affiche de l’Exhibition(niste), exposition de la maison Christian Louboutin – crédit photo Christian Louboutin
2- Christian Louboutin et Olivier Gabet, commissaire de l’exposition, à la maison du Vitrail
3- Panneau de signalisation qui a inspiré les premiers souliers de Christian Louboutin
4- Soulier Pigalle – crédit photo Jean-Vincent Simonet
5- Soulier en cristal – crédit photo Lale
6- Mises en scène hypnotiques des souliers Nude – crédit photo Lale
7- Dégradés des teintes de la collection Nudes souliers Degrastrass – crédit photo Jean-Vincent Simonet
8- Reconstitution de l’atelier avec les esquisses et créations en gestation de Christian Louboutin – crédit photo Lale