La Maison Latina, le soleil sud-américain qui réchauffe Paris
La Maison Latina, le soleil sud-américain qui réchauffe Paris
La Maison Latina, le soleil sud-américain qui réchauffe Paris
La Maison Latina, le soleil sud-américain qui réchauffe Paris

En décembre dernier, nous avons rencontré deux créatrices sud-américaines aux doigts de fées, Andrea et Diana, qui ont présenté dans la boutique éphémère à Paris le collectif « La Maison Latina ».

Elles nous ont fait partager leur passion, leurs parcours et leurs expériences sur l’entrepreneuriat féminin et l’artisanat.

Comment vous êtes-vous lancées dans l’entrepreneuriat ?
Diana : J’ai découvert les bijoux avec mon mari qui est Colombien. Un jour, on s’est promenés dans un marché artisanal à Madrid et tout à coup, j’ai vu quelqu’un qui faisait des pièces un peu comme celles que je propose aujourd’hui. Au début, je travaillais avec mon mari et au fur et à mesure des années, nous avons trouvé les bonnes personnes avec qui s’associer. Je travaille avec eux depuis 20 ans et je n’ai jamais changé car nous sommes une grande famille. Pour moi, c’est une fierté de pouvoir représenter la Colombie à travers l’art précolombien parce que c’est de la culture, c’est de l’art et ça parle des aborigènes. Quelques années plus tard, j’ai découvert l’artisanat avec le filigrane. Les bijoux en or que je propose sont des reproductions des pièces du musée de l’or de Bogota, et ceux en argent sont faits main.

Comment est née La Maison Latina ?
Diana : J’ai connu Chelsea, qui a la marque mexicaine Revolt, dans une boutique éphémère et on a commencé à se connaître. Un jour, elle s’est installée dans une autre boutique éphémère et j’ai rencontré Andrea. C’est en discutant toutes les trois que nous est venue l’idée d’ouvrir une boutique que nous avons baptisé « La Maison Latina ».

Andrea : On aime bien retrouver l’Amérique Latine au milieu de la rue à Paris ! On ne s’attend pas à avoir une boutique qui propose ce genre de choses à côté de la Place de la République. On a des clients qui passent en disant qu’ils sont fatigués de voir toujours les mêmes boutiques avec les mêmes choses. Ici, ils viennent et ils voient qu’il y a plein d’objets divers qui ont tous une petite histoire. Alors, on prend le temps de la leur raconter, car nous aimons ce que nous faisons.

Diana : Quand les gens entrent ici, ils trouvent le soleil, parce que nous sommes toutes souriantes et chaleureuses, et c’est ça l’Amérique Latine ! Quand vous rentrez dans la boutique, vous rentrez chez nous. Trouver cette chaleur ici en France, et surtout à Paris, ça fait du bien.

Avez-vous des conseils à donner à des personnes qui aimeraient se lancer dans l’entrepreneuriat ou dans l’artisanat ?
Andrea : Quand on se lance dans l’entrepreneuriat, il faut être très patient et très optimiste. Il faut aussi savoir travailler en équipe, ce qui est l’une des raisons pour laquelle on s’est associées. Avant, chacune essayait de s’installer dans différentes boutiques de son côté, mais c’est difficile au niveau moral et au niveau de l’investissement. On a partagé nos expériences, on a beaucoup échangé et finalement, on s’est dit « pourquoi ne pas essayer ensemble ? ». L’entrepreneuriat, c’est avoir une équipe qui se soutient. Pour le côté artisanal, il faut être respectueux et avoir de bonnes relations.

Diana : Ici, à la boutique, nous avons Ruth qui expose sa marque Helain. Cela fait 1 an qu’elle s’est lancée dans l’entrepreneuriat. Elle est tellement positive et souriante, même lorsque ça ne marche pas elle ne se décourage pas et reste optimiste. C’est dur de commencer, et c’est pour ça qu’il est important d’être soudées pour se soutenir, s’entraider et partager ses expériences.

Avez-vous ressenti des difficultés en vous lançant dans l’entrepreneuriat en tant que femmes ?
Andrea : La vision des hommes et des femmes est très différente. Certains hommes que j’ai rencontrés ont fait des écoles de commerce avec pour but d’établir un business. Donc, leurs marques sont mieux marketées, alors que les femmes se lancent plus généralement par passion. Il n’y a pas de barrières pour les femmes, mais la différence se fait sur l’objectif de l’entrepreneuriat, sur la manière de l’aborder.

Avez-vous remarqué un accroissement de l’intérêt de votre clientèle pour l’artisanat et le fait-main au cours des dernières années ?
Diana : Je pense que la Covid a changé quelque chose. Les gens valorisent davantage le fait-main et les petits commerces. La conscience des consommateurs a beaucoup changé et je pense que cela va continuer. Le changement est entre les mains de la nouvelle génération et de celles qui suivront.

Prévoyez-vous d’autres pop-up stores pour 2022 ?
Andrea et Diana : En effet en décembre dernier, il s’agissait de notre premier pop-up store et avec tous ces retours positifs, nous souhaitons renouveler cette expérience pour 2022.

Interview de Ambre PASQUIER et Camille GARBI, supervisée par Kyra Brenzinger dans le Bachelor 2 Luxe, EAC Paris

Pour en savoir plus :

Aborigenes (marque de Diana) : https://aborigenes-beaute.com/
Instagram : @aborigenes_beaute

Canela Negra (marque d’Andrea) : https://www.canelanegra.com/
Instagram : @atelier.canelanegra

La Petite Mort (marque d’Andrea) : https://la-pm.com/
Instagram : @lapetitemort.paris

Revolt (marque de Chelsea) : https://revoltmex.myshopify.com/
Instagram : @revoltmex

Helain (marque de Ruth) : https://www.helain.fr/
Instagram : @helain_ok

PAO (marque de Paola) : https://paoartesania.com/
Instagram : @pao.artesania

Artisanat mexicain (marque de Jacqueline) :
Instagram : @artisanatmexicain