Marina B is back !
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Portée par la jet-set internationale et convoitée par les grands collectionneurs, la marque Marina B renoue avec son glorieux passé grâce à Guy Bedarida qui nous a reçu à l’hôtel Meurice, lors de son passage à Paris.

Comment avez-vous eu l’opportunité d’acheter cette marque emblématique ?

Guy Bedarida: C’est une véritable aventure personnelle  ! Après avoir collaboré pendant 25 ans auprès des grandes marques de la Place Vendôme pour Boucheron et Van Cleef & Arpels, je suis parti vivre à Bali pour m’occuper des créations de la marque John Hardy. Après cette expérience à l’international, je voulais relancer une marque et un Américain m’a contacté car il était propriétaire de la marque Marina B et j’ai racheté la marque fin 2017.

Vous voulez dire que la fondatrice Marina Bulgari n’était déjà plus propriétaire de sa marque ?

Guy Bedarida: En effet, après son succès fulgurant dans les années 70 et ses clientes prestigieuses comme Grace Kelly et Sophia Loren, Marina Bulgari avait vendu sa marque fin 1990 à un Saoudien qui l’a ensuite vendu à cet investisseur Américain. Aujourd’hui, elle vit à Rome et du haut de ses 90 ans, regarde avec attention mes créations et l’interprétation de ses dessins.

Marina avait inventé un vrai style, pouvez-vous nous le décrire ?

Guy Bedarida: C’est quelqu’un de formidable avec une vraie personnalité ! Elle était la fille de Costantino, un des deux fils du fondateur grec Sotírios Voúlgaris (appelé Bulgari après  son installation en Italie). Marina a dû se battre pour avoir sa place dans l’entreprise et avait beaucoup de talent créatif. A 48 ans, elle décide finalement de créer sa propre marque Marina B. Son ADN est composé d’un style sensuel avec beaucoup d’arrondis, de cabochons, de pierres suifées ou la Marina B cut entre la forme de cœur et poire.

Avez-vous réédité des créations ?

Guy Bedarida: J’ai surtout réinterprété des modèles phares avec une nouvelle touche de modernité. Marina était très connue notamment pour ses chockers très glamour et l’utilisation de la couleur noire pour créer des contrastes de couleurs. J’ai recréé ce style pour la collection Lalli, ornée de saphirs naturels, d’émeraudes, tourmalines Paraïba et diamants contrastant avec une matière plus contemporaine : le noir du titane recouvert de PVD (ce qui diffère de l’onyx utilisé par Marina) et permet d’avoir des bijoux plus légers et faciles à porter.

Vous travaillez également sur des déclinaisons de collections ?

Guy Bedarida: Figurez-vous que lors du rachat de la marque, j’ai eu droit à un véritable trésor : 12.000 dessins existaient en archive, mais que des pièces uniques. Donc ma tâche principale était de structurer des collections comme la 1ère collection iconique Trisola. Elle est constituée  d’un tube flexible Tubogas avec un mécanisme à ressort et qui plait beaucoup à une nouvelle clientèle souhaitant avoir des bijoux plus portables tous les jours. Nous proposons aussi bien  des pièces de Haute joaillerie avec des pierres d’exception, que des modèles classiques  ou des collections avec des prix d’appel.

Où faites-vous fabriquer vos créations ?

Guy Bedarida: Je réalise tous les dessins à la main à New-York, mais la fabrication se fait surtout en Italie à Valenza. N’oubliez pas que je suis franco-italien et j’ai étudié à Rome ! Pour certaines pièces en corail, je travaille aussi avec des artisans de Naples et pour le titane, je collabore avec des ateliers en Suisse ou encore pour la taille de certaines pierres en Allemagne à Idar-Oberstein.

Comment commercialisez-vous les collections ?

Guy Bedarida: Nous avons un show-room à New-York sur rendez-vous pour réaliser des pièces sur-mesure ou sinon, nos collections sont distribuées par les grands magasins américains Neiman Marcus et Bloomingdales et certaines des meilleures joaillerie americaines. Nous nous déplaçons aussi beaucoup dans le monde entier pour des expositions privées.

Votre clientèle est très internationale ?

Guy Bedarida: Il est vrai que nous remportons beaucoup de succès en Asie (Singapour, Hong-Kong, Taïwan, Jakarta…), mais aussi au Moyen-Orient et en Russie tout particulièrement avec nos objets de décorations comme des boîtes ou minaudières sur-mesure. Des objets d’exception aux collections de diffusion, l’important c’est d’apporter un vrai style et que les femmes soient heureuses en les portant !

 

Interview par Kyra Brenzinger

 Pour en savoir plus :
https://marinab.com/

Légendes :

  • Lalli Blue Sapphire Collar- ceylon Natural Unheated Oval Sapphire, 15.15 carats, diamond pavé, emerald pavé, Paraiba Tourmaline, 1.60 carats on yellow Gold and titanium
  • Emilia Reversible Pendant – Trillion Yellow Sapphire, total 14.48 carats, orange citrines, total 20.88 carats, diamond Pavé, black spinel on Yellow Gold
  • Three Filippa Rings with central stones :Green Tourmaline, total 18.97 carats, oval Sapphire, total 20.59 carats, oval Rubellite, total 14.75 carats on onyx an yellow gold
  • Trisola Ring Emerald (0.54 carats) on yellow gold
  • Timo Amethyst Ring with Marina B cut (2.72 carats) on yellow gold
  • Simona Collar, lue Zircon, 10.11 carats, diamonds Pavé on yellow gold and titanium
  • Guy Bedarida, propriétaire et directeur de création de la marque Marina B
  • Marina Bulgari et la Princesse Grace de Monaco à l’hôtel de Paris à Monte Carlo en 1982
  • Le show-room à New-York au 18 East 67th Street – Uniquement sur rendez-vous