Thomas Aurifex : un monde au singulier
Thomas Aurifex : un monde au singulier
Thomas Aurifex : un monde au singulier
Thomas Aurifex : un monde au singulier
Thomas Aurifex : un monde au singulier
Thomas Aurifex : un monde au singulier
Thomas Aurifex : un monde au singulier
Thomas Aurifex : un monde au singulier

Thomas Choinkowski alias Thomas Aurifex est un jeune créateur, réalisant des bijoux uniques qui retracent l’origine de l’humanité avec des gemmes de couleurs mettant en valeur ses pièces exceptionnelles. Il a participé pour la première fois au salon Bijorhca et a créé des pièces spéciales pour cet événement.

En quelle année avez-vous créé votre marque et que représente-t-elle pour vous ?

Le nom Thomas Aurifex existe depuis 2015. Thomas c’est moi et Aurifex veut dire « orfèvre » en latin. C’est un alias professionnel tout à fait descriptif. À l’époque du choix de ce nom, je réalisais des copies de pièces historiques en orfèvrerie. J’ai pris mon poinçon de maître en 2017 pour livrer mes premières chevalières en or. Ma marque et moi sommes consubstantiels : la développer c’est me développer moi.

Comment décririez-vous votre processus créatif ?

J’ai été frappé par la conviction que je devais faire enfin ce pour quoi j’ai des facultés naturelles. Je me fie évidemment à mon inspiration. Je fais les choses de manière très intuitive. Je pense que c’est le seul moyen de communiquer à mon client une véritable émotion. Et c’est tout ce qui compte à mes yeux. Cette inspiration me vient de toutes parts, mais en général ce qui me transporte ce sont les vecteurs de mystères, comme les légendes, les sites archéologiques très anciens, les mythologies de tous les peuples du monde. En fait, tout ce qui pourrait nous connecter au divin, à nos origines, à la nature, à l’univers. J’ai l’impression de partager ça avec nos très lointains ancêtres. Le processus créatif prend ensuite forme dans la résolution des problèmes. Un croquis d’intention doit être interprété correctement pour qu’en naisse une pièce appréciée. C’est un défi et c’est toujours très intéressant de travailler les volumes, les contrastes, les perspectives et les couleurs des pierres pour arriver au résultat espéré.

Quel est le thème de vos créations ?

La bienveillance. Tout le reste de mon univers découle de ce thème. Par exemple, la Renaissance m’inspire. J’aime cette période pour ce qu’elle nous a légué, mais j’aime aussi son nom. J’entends dans le mot Renaissance, la renaissance personnelle. J’aime l’idée de venir à nouveau au monde : faire naître la meilleure version de soi-même est un grand défi dans la vie, un objectif noble. Évidemment mes inspirations sont multiples et d’autres époques et civilisations ont de l’intérêt à mes yeux.

Quelles sont vos pierres de prédilection ?

Je pense que je ne les ai pas encore trouvées. J’ai beaucoup d’amour pour toutes les couleurs de saphirs. Deux pierres dures flattent particulièrement ma rétine : le lapis-lazuli que j’adore sculpter, ainsi que la chrysoprase. Mes prochaines collections verront l’emploi de pierres dures rares, je suis en train de les sourcer et de constituer des palettes. Travailler avec des accords de couleurs augmentera la valeur artistique de mes créations.

Parmi vos créations laquelle préférez-vous et pourquoi ?

Sans hésiter ma bague Homunculus. C’est une vanité très travaillée, avec un message profond. J’ai adoré la dessiner, la concevoir et la réaliser. Il faut savoir que c’est pour cette bague que j’ai appris à tailler les pierres dures. J’ai mis beaucoup de mon âme dans cette œuvre, et voir qu’elle est le point de départ de conversations passionnées et bienveillantes avec les gens, c’est extrêmement gratifiant et humanisant.

Qu’est-ce qui vous rend unique ?

Chacun est unique. Mais pour le rester le plus longtemps possible, j’ai les yeux rivés sur mon ouvrage, sans trop regarder ce qui se passe autour. Je reste concentré sur mes envies et sur ce que je veux développer comme idée pour servir mon art. Actuellement, et d’après les retours que j’ai eus, c’est la sacralisation des sujets que j’évoque dans mes réalisations qui me rend unique aux yeux du public. C’est la preuve que l’on comprend où je veux emmener mes clients.

Avez-vous créé des pièces particulières à l’occasion du salon Bijorhca ?

J’ai effectivement réalisé pour le salon Bijorhca les pièces les plus travaillées que je présente : le Sanctuaire de l’amour, la bague Prospekt bleue, les deux talismans Vulve d’Hathor et Phallus de Min, la bague Homunculus également. Mon désir c’est d’emmener les gens dans mon univers, leur raconter des histoires très humaines et être vrai. La dimension affective des bijoux, la beauté des pierres et la noblesse de tous les matériaux sont un très bon support pour ce faire et comme je suis minutieux, je me suis lancé dans ce métier. J’existe depuis peu de temps, mais l’évolution a été rapide ce dont je suis fier. Avec la possibilité de m’exprimer artistiquement, je renais littéralement !

https://www.thomasaurifex.com/

Article réalisé par Manon Richard dans le cadre du Bachelor Luxe à l’Ecole ING, supervisé par Kyra Brenzinger