Vever : l’Art Nouveau en majesté
Vever : l’Art Nouveau en majesté
Vever : l’Art Nouveau en majesté
Vever : l’Art Nouveau en majesté
Vever : l’Art Nouveau en majesté
Vever : l’Art Nouveau en majesté
Vever : l’Art Nouveau en majesté

Ce nom est une référence dans l’histoire du bijou et c’est avec grande émotion que la maison Vever renaît de ses cendres.

Rencontre de Camille et Damien Vever, les descendants de la maison Vever au sein de leur magnifique show-room en étage, rue de la Paix à Paris.

Quel a été le facteur déclenchant pour relancer cette marque ?
Camille Vever: A l’âge de mes 16 ans, ma grand-mère m’a offert un bijou, créé par la maison familiale qui avait déjà disparue depuis 1982. Mes études et mon travail m’ont amené à me spécialiser dans le conseil stratégique des fusions-acquisitions. Et à 42 ans avec mon frère jumeau, Damien Vever, nous avons décidé de nous lancer l’année des 100 ans de la maison, fondée en 1821 par Pierre-Paul Vever.

Pouvez-vous nous parler des débuts de l’entreprise ?
Damien Vever: L’histoire commence à Metz avec Pierre-Paul Vever qui fonde la première bijouterie en 1821. Son fils part à Paris et s’installe rue de la Paix à Paris et avec cet emplacement, il permet d’affirmer la notoriété de la marque. Mais ce sont surtout ses deux fils, Henri et Paul Vever qui ont réussi à hisser notre nom au firmament.

C’est un nom de référence de l’Art nouveau…
Damien Vever et Camille Vever : En effet, lors de l’Exposition universelle à Paris de 1889 et de 1900 à Bruxelles, la maison Vever reçoit deux fois le Grand Prix. Les deux frères Henri et Paul Vever ont réussi à mettre leurs talents complémentaires au service du développement international de l’entreprise. Paul était le gestionnaire et Henri était le dessinateur de talent, sorti des Beaux-Arts. Véritable esthète, il a été collectionneur d’estampes japonaises, de miniatures persanes et de tableaux impressionnistes qui ont enrichi son travail. Il a également écrit l’ouvrage de référence sur « La Bijouterie française au XIXe siècle ». Après les deux Grands Prix des deux Expositions universelles (Paris et Bruxelles), la maison Vever expose à Moscou, Chicago, Londres et ses clients sont le tsar Alexandre III, le Shah de Perse ou le premier ministre du Japon…

Et il s’entoure de collaborateurs comme René Lalique ?
Damien Vever et Camille Vever : En effet, René Lalique a travaillé au service de Vever avant de se mettre à son compte. Ils sont restés proches avec une certaine rivalité, mais aussi une vraie admiration. La maison Vever a également travaillé avec Eugène Grasset, artiste suisse aux multiples facettes qui a notamment réalisé une collection « Bijoux de peintre » qui a fait sensation.

Pour la renaissance de votre marque, vous avez fait également appel à des talents extérieurs !
Damien Vever et Camille Vever : Pour la renaissance de notre marque, nous voulions nous entourer de grands experts de la profession. Sandrine de Laage (ndlr : ancienne directrice de création chez Harry Winston) a réinventé pour Vever le style Art nouveau, ancré dans notre époque avec des nymphes conquérantes évoluant dans un monde fantastique. Et pour la technique de l’émail plique-à-jour, nous avons fait appel à Sandrine Tessier, Meilleure Ouvrier de France (MOF)  qui a réussi à créer des pièces d’exception.

Pourquoi avoir choisi d’utiliser des diamants de synthèse ?
Damien Vever et Camille Vever : Le mouvement Art nouveau était disruptif à l’époque avec le mélange de nombreux matériaux non précieux comme la corne, l’émail, venu du Japon ou du cristal de roche. Nous avons donc décidé d’intégrer l’innovation du diamant de synthèse et de l’or recyclé que nos aïeuls auraient également choisi et qui répond à la demande de notre nouvelle génération avec l’utilisation de matières éco-responsables. D’ailleurs, cette démarche a eu un beau succès, puisque notre pièce Haute Joaillerie a été immédiatement vendue à un client français, lors de la première présentation en juin à Paris. L’audace, l’innovation et la créativité sont résolument nos lignes de conduite !

 

Interview de Kyra Brenzinger

 

Pour en savoir plus :

Vever – 9 rue de la Paix – Paris 2ème

Tél.0749471626

www.vever.com/

 

LÉGENDES :

  • Collier Sautoir Impératrice, émail plique-à-jour, perles de culture Akoya, diamants de synthèse sur or recyclé
  • Bague Nuit Magique, émail plique-à-jour, diamants de synthèse de 3 carats (D) sur or recyclé
  • Bague Gingko, diamant de synthèse Fancy Blue de 2,26 carats et pavage diamant sur or blanc recyclé
  • Camille Vever et Damien Vever, les codirigeants et descendants de la célère maison Vever
  • Pendentif Sylvia de 1900 de Paul et Henri Vever, présenté à l’Exposition Universelle de Paris. Or, agate, rubis, diamants, émail- Galerie des bijoux du Musée des Arts Décoratifs de Paris – Photo Jean Tholance
  • Ouvrage de référence sur « La Bijouterie française au XIXe siècle », é crit par Paul Vever – crédit photo : Sotheby’s
  • Boutique Vever au 14 rue de la Paix en 1919